3. (Vieilli) ou (Péjoratif) Mère célibataire. Mère de famille qui n'a pas eu et n'a pas de mari.
Mais, dans la pratique, celles qu'on appelle des filles-mères sont chichement aidées, tenues en état de mépris et, le plus souvent, jetées à la rue, précipitées aux abîmes.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Car ce qu'il faut aujourd'hui à la France affaiblie, c'est du sang nouveau, c'est de la force, c'est de la vie, et la vie peut naître, m'assure-t-on, tout aussi bien de l'amant fort et valide que du mari trop usé avant la noce par celle qu'il a faite. Puissent les amants légitimes et toutes les filles-mères sauver ni plus, ni moins la Patrie, que nos respectables époux modernes conduisent eux-mêmes si rapidement au suicide.
(Jane de Magny et Georges Anquetil, L'Amant légitime ou la Bourgeoise libertine, 1923)
Beaucoup de femmes, dans le but d'échapper aux conséquences de la maternité, se font avorter ; [?]. S'il y a crime en ceci, c'est aux pseudo-moralistes qui trouvent bon de persécuter les filles-mères et de leur fermer toutes les portes que doit revenir la principale responsabilité.
(Jean Marestan, L'Éducation Sexuelle, Éditions de la « Guerre Sociale », 1910)