1. (Grammaire) subordination en opposition à la parataxe.
La phrase « Je pense que c'est une bonne idée », composée d'une proposition principale et d'une proposition subordonnée complétive, est un exemple d'hypotaxe.
2. L'hypotaxe (substantif féminin), du grec ancien ???????? : hypotáxis (« subordination »), dérivé de ???-????? : hypo-táss? (« ranger sous »), est une figure de style qui consiste en une abondance inhabituelle des liens de subordination dans une même phrase ou dans plusieurs phrases consécutives. Il s'agit aussi d'un mode de construction de la phrase complexe, composée d'une succession de propositions, qui détermine un style particulier (style « enchâssé » par exemple ou « en cascade ») propre à certains auteurs comme Honoré de Balzac ou Marcel Proust. L'hypotaxe permet d'expliciter l'ordonnance logique des idées dans la phrase par un mot de liaison (conjonction ou pronom relatif). On emploie aussi ce terme comme synonyme de subordination, alors que la figure de la parataxe, qui définit elle le style parataxique, est son antonyme.
3. Procédé grammatical caractérisé par la subordination d'une proposition à une autre, contrairement à la parataxe qui implique l'absence de marquage de relation.
La parataxe ? absence de marquage ? s'oppose alors à l'hypotaxe ? présence de marquage ? position qui est adoptée dans les dictionnaires Le Robert, Grand Larousse de la Langue Française, Dictionnaire de linguistique, entre autres.