1. Relations sexuelles entre deux personnes qui ne sont pas mariées ensemble.
En province,[?], toute fille qui devient amante « fait une faute » ; le terme est significatif. [?]. Si elle est institutrice, on la dénonce, car la fornication est un péché mortel, même chez les anticléricaux.
(Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
2. (Christianisme) Péché de la chair, relation sexuelle non approuvée par l'Église
3. (Par extension) Rapports sexuels en général.
Manquant à la pudeur la plus élémentaire,Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,Divulguer avec qui, et dans quell' positionJe plonge dans le stupre et la fornication ?
(Georges Brassens, Les trompettes de la renommée, 1962)
Elle était vierge de corps seulement. Même quand le robuste travailleur de la glaise l'eut initié aux délicats titillements de la fornication sans apprêts, il ne parut pas qu'elle eût gagné ou perdu à l'opération.
(Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 30)
4. La fornication est un rapport sexuel consenti entre un homme et une femme libres de tout lien ou empêchement, c'est-à-dire non mariés (ni entre eux ni chacun de leur côté) ni liés par des voeux de religion, ni parents. Cette pratique est considérée comme un péché de la chair, par le christianisme et l'islam.