1. (Propre) Pousser son cri, en parlant des bovins.
Ses concitoyens le regardaient comme un homme d'une grande opulence. Il possédait cinquante feddans de bonne terre ; cinq gamousses, dix boeufs mugissaient dans ses étables.
(Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l'Amour et de la Mort », 1940)
2. (Figuré) Donner de la voix, quand on la force et qu'elle approche du mugissement, pour un humain.
(Par extension) Le fracas de l'orchestre leur arrivait, assourdissant. Par instants, les violons dominaient le vacarme qu'ils semblaient apaiser, caresser, contenir, mais le saxo, le piston, la clarinette et surtout la trompette [?] se mettaient ensemble à mugir et à pétarader de telle sorte que personne ne parlait plus.
(Francis Carco, L'Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
Cet homme mugissait de colère, de fureur, de rage, de douleur.
3. (Figuré) Faire le bruit des flots de la mer, des vents, des torrents, etc., quand ils sont violemment agités.
Rien n'a pu effacer le souvenir de la sauvagerie de la pointe du Raz et de la Baie des Trépassés, et l'horreur fascinante de la mer mugissant dans l'enfer de Plogoff.
(Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
En effet, on entendait la tempête mugir autour de la maison.
(Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
4. (Propre) Pousser son cri, en parlant des bovins.
Les conques mugissent leur appel de mort. (Charles Renel)
...où des vaches insomniaques mugissent leur nostalgie des passages à niveau. (Frédéric Dard)
5. (Figuré) Faire le bruit des flots de la mer, des vents, des torrents, etc., quand ils sont violemment agités.
C'est qu'aux noirs horizons la lutte inapaisée / Mugit son cri terrible et répand sa rosée (Daniel Bernard)
L'Océan mugit son immensité. (Alexandre Dumas)
6. (Figuré) Donner de la voix, quand on la force et qu'elle approche du mugissement, pour un humain.
...des paroles syllabisées, qui semblaient mugies par un gosier béant (marcel Schwob)
7. (Propre) Émettre son cri caractéristique, spécifiquement par les bovins.
Ses concitoyens le regardaient comme un homme d'une grande opulence. Il possédait cinquante feddans de bonne terre ; cinq gamousses, dix boeufs mugissaient dans ses étables.
8. (Figuré) Produire un son puissant et profond, semblable à un mugissement, que ce soit par une personne ou par des instruments musicaux.
(Par extension) Le fracas de l'orchestre leur arrivait, assourdissant. Par instants, les violons dominaient le vacarme qu'ils semblaient apaiser, caresser, contenir, mais le saxo, le piston, la clarinette et surtout la trompette [...] se mettaient ensemble à mugir et à pétarader de telle sorte que personne ne parlait plus.
9. (Figuré) Se dit du bruit émis par des éléments naturels (mer agitée, vents forts ou torrents déchaînés).
En effet, on entendait la tempête mugir autour de la maison.
10. (Sens propre) Émettre son cri caractéristique, spécifiquement par les bovins.
Les conques mugissent leur appel de mort.
11. (Figuré) Produire un bruit puissant et continu, semblable à celui des éléments naturels en furie tels que la mer, le vent ou les torrents.
L'Océan mugit son immensité.
12. (Figuré) Élever la voix de façon intense et profonde, se rapprochant du cri d'un animal, notamment dans un contexte où elle est poussée par l'effort ou l'émotion.
Son père mugissait des ordres. Des marins escaladaient et dévalaient les trois grands mâts, se déplaçaient dans le gréement pour arriser les pesantes voiles violettes. En bas, sur deux immenses bancs de nage, des rameurs s'échinaient à? tirer.