1. (Intransitif) (Argot) Avoir constamment soif et boire énormément d'une boisson alcoolisée.
[Gervaise] soiffait à tirelarigot.
(Émile Zola, L'Assommoir, 1877, page 707)
2. (Transitif) (Populaire) (Désuet) Siffler (un verre, une bouteille).
Cela fait qu'on braille, qu'on s'éraille et qu'on se débraille, dans une débauche de tapage à en rester muet six jours, par régime ; cela fait qu'on est équipemard, et chicard, et flambard à mort, qu'on se lance, qu'on se lâche, qu'on loupe, qu'on gouape, qu'on soiffe, et surtout que l'on peut, ô délices ! joie des rois ! café des dieux ! embêter carrément et impunément son ennemi le bourgeois [?]
(Auguste Luchet, Les Moeurs d'aujourd'hui, 1854, page 58)
3. (Transitif) (Figuré) (Désuet) Dépenser en boissons alcoolisées, en parlant d'une somme d'argent.
Je l'ai vite soiffé ce petit pèze en bocks à deux sous?
(Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, Denoël, 1936, page 371)
4. (Intrans.) Avoir une soif excessive et consommer abondamment des boissons alcooliques.
[Gervaise] soiffait à tirelarigot.
5. (Trans., pop. et désu.) Consommer rapidement (un verre, une bouteille de boisson, généralement alcoolisée).
Cela fait qu'on braille, qu'on s'éraille et qu'on se débraille, dans une débauche de tapage à en rester muet six jours, par régime ; cela fait qu'on est équipemard, et chicard, et flambard à mort, qu'on se lance, qu'on se lâche, qu'on loupe, qu'on gouape, qu'on soiffe...
6. (Trans., fig. et désu.) Utiliser une somme d'argent principalement pour l'achat de boissons alcoolisées.
Je l'ai vite soiffé ce petit pèze en bocks à deux sous...