1. (Anciennement) Trait d'arbalète empenné en hélice avec des lamelles de bois, de corne ou de fer, qui le faisaient tourner en l'air sur lui-même.
J'ai des viretons pour les arbalètes, dit Gurth vivement.
(Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
2. Le vireton est un type de trait d'arbalète, destiné à un usage militaire au Moyen Âge. Se rapprochant de la dondaine par la forme renflée de son fût, il s'en distingue par la disposition hélicoïdale de son empennage. Celle-ci lui impose lors de son vol une rotation autour de son axe ( d'où son nom : virer signifie tourner ) , qui augmente la stabilité de sa trajectoire ( effet gyroscopique analogue à celui donné à un projectile par un canon rayé ) et provoque ( couplée à l'usage de pointes à barbelures ) des blessures terribles.
3. Projectile d'arbalète à empennage hélicoïdal, constitué de lamelles en bois, corne ou fer, conçu pour tourner sur lui-même durant son vol.
Pourtant arcs et arbalètes lançaient une véritable pluie de flèches, de carreaux et de viretons sur les créneaux dans le dessein d'en éloigner les Maures de faction et de laisser aux assaillants de première ligne le loisir de s'employer à briser les portes à coups de hache et de marteau, pendant que d'autres, actionnant les lourds béliers, se ruent contre elles en cadence, mais les Maures ne lâchaient pas pied, protégés au début par les abris qu'ils avaient construits, puis, quand ceux-ci commencèrent à brûler, incendiés par les torches torches attachées aux plus grands viretons, ils les précipitèrent de haut des murs sur la tête des Portugais qui durent alors reculer, roussis comme cochons après l'égorgement.
4. Relatif à Virey-sous-Bar, commune française dans le département de l'Aube.