1. (Cuisine) (Vieilli) Sorte de sauce, de ragoût.
Ainsi, je vais couler mon tempsÀ l'abri de ma cuisinière. La blanquette et la buyandièreMe distrairont quelques instans. Je sais qu'un préjugé barbareA toujours flétri ces deux plats ;Mon choix, aux hommes délicats,Paroîtra bourgeois et bizarre;? (Joseph Berchoux; « La gastronomie ; ou, L'homme des champs à table » -1804)
2. Il ne faut pas la confondre avec la laveuse, simple ouvrière qui pouvait être employée à façon par une lavandière ou entreprise de lavage en gros, ou bien faisait profession autonome. Sa fonction consistait à laver le linge grossier ou peu délicat, de clients, le plus souvent les torchons, les grands draps, les robes et habits communs. Une appellation voisine était buandière lorsque l'ouvrière travaillait en buanderie et non en plein air ou sous un toit de lavoir. Dans le midi de France, en Languedoc et Provence, la bugadière est essentiellement l'employée laveuse ou l'entrepreneuse lavandière chargée de la lessive ou buée, pour le compte d'une maison bourgeoise ou de clients occasionnels.
3. (Vieilli) (Désuet) Variante de buandière.
4. Une buanderie désigne un local, un abri, un bâtiment plus ou moins vaste réservé à la lessive, autrefois dénommée buée, aux lavages domestiques, artisanaux ou industriels. Celui ou celle qui y faisait ou contrôlait la lessive était nommé(e) à l'origine un buandier ou une buandière. Mais le plus souvent, en dehors d'un usage strictement professionnel ou industriel, les lavandières habitant la maison ou associées à l'immeuble étaient les seules à travailler dans ce local de commodité.