1. Un parti pris est une action de prendre parti pour quelque chose ou quelqu'un, le résultat de cette action, un choix partial ou partisan.
2. Action de prendre parti pour quelque chose ou quelqu'un, résultat de cette action, choix partial ou partisan.
Il n'y a que les hommes forts [?] pour avoir ces partis pris de confiance, cette générosité pour la faiblesse, cette constante protection, cet amour sans jalousie, cette bonhomie avec la femme.
(Honoré de Balzac, Paysans, 1844, p.20)
Dans l'exercice de ses missions, le commissaire aux comptes conserve en toutes circonstances une attitude impartiale. Il fonde ses conclusions et ses jugements sur une analyse objective de l'ensemble des données dont il a connaissance, sans préjugé ni parti pris. Il évite toute situation qui l'exposerait à des influences susceptibles de porter atteinte à son impartialité.
(Article 4 ? Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes, version consolidée au 12 décembre 2006)
Et allez-y sans esprit critique, avec un parti pris de bonne humeur, d'urbanité et de sympathie communicante.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Jacques, [?], avait gardé, à travers ses années de Saint-Cyrien, une âme de montagnard, encore relativement très fermée à cet « esprit moderne », frondeur et sceptique de parti pris, qui mène rapidement à toutes les décrépitudes morales.
(Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
À cette première agression, qui indiquait un rude parti pris contre les corps militaires à privilèges, ce ne fut qu'un cri parmi les chefs.
(J.C.L. Sismonde de Sismondi & Amédée Renée, Histoire des Français, 1844)
3. [noun] An apprehension or opinion formed before examination or knowledge.
4. Nuire, porter préjudice, faire du tort.
(Procédure) Sans que les qualités puissent nuire ni préjudicier.
Sa négligence a toujours préjudicié à ses affaires.
Cela préjudicie beaucoup à mes intérêts, à mes droits, à ma réputation.
L'excès du travail préjudicie à la santé.
[Le ?devoir d'indépendance? de l'arbitre] l'oblige à ?révéler toute circonstance? qui pourrait préjudicier à son indépendance.
(Jean-Denis Bredin, Préface au livre de Marc Henry, Le Devoir d'indépendance de l'arbitre, 2001)
Le conjoint ne pourra exercer son droit que sur les biens dont le prédécédé n'aura disposé ni par acte entre vifs, ni par acte testamentaire, et sans préjudicier aux droits de réserve ni aux droits de retour.
(Article 758-5, Code civil, France, Version en vigueur au 1 juillet 2002)
5. Conséquence physique, morale ou matérielle d'un dommage subi par le fait d'autrui ou d'un acte nuisible aux intérêts et contraire au droit, pouvant permettre à un plaignant de déposer une plainte en justice. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
6. Tort ; dommage.
Souffrir un préjudice. ? Cela me serait d'un grand préjudice. ? Il a obtenu cela à mon préjudice.
En cas de cessation de ses relations avec le mandant, l'agent commercial a droit à une indemnité compensatrice en réparation du préjudice subi.
(Art.12, loi n° 91-593 du 25 juin 1991 relative aux rapports entre les agents commerciaux et leurs mandants, J.O.R.F., 27 juin 1991)
Le trafic des indulgences, qui devenait toujours plus intolérable, ne causa pas moins de préjudice à la cour romaine. Les pontifes français [?] dispensèrent, à un prix excessif, toutes sortes de permissions scandaleuses.
(Emile Guers, Histoire abrégée de l'Église de Jésus-Christ, 1850, p.320)
7. Le préjudice est synonyme de « dommage » dans l'usage commun. Il s'agit des conséquences juridiques d'un dommage subi par une personne physique ou morale dans son intégrité physique, dans ses biens, dans ses sentiments, dans son honneur. Le préjudice est le fait que le dommage fait naître, chez la victime, un droit à réparation. Ainsi, si le dommage correspond à un fait matériel, le préjudice correspond à sa conséquence qui entraîne le droit à réparation et à l'indemnisation.
8. Parti pris était une revue politique et culturelle québécoise de gauche fondée en 1963 par André Major, Paul Chamberland, Pierre Maheu, Jean-Marc Piotte et André Brochu. Elle a joué un rôle politique et social important lors de la Révolution tranquille. La revue a aussi donné naissance aux Éditions Parti Pris ainsi qu'au Mouvement de libération populaire (MLP). Bien que la maison d'édition existe toujours, la revue a fermé ses portes en 1968.