1. Rendre friable, réduire en poussière.
2. (Vieilli) (Agriculture) User, épuiser une terre.
Au-dessous de lui, une terre généralement effritée ; à peine quelques ravins cultivés.
(Jules Verne, Cinq semaines en ballon, J. Hetzel et Cie, Paris, 1863)
La terre s'effrite, si l'on n'y met pas d'engrais.
Effriter un champ.
3. (Pronominal) Se détruire peu à peu, se déliter.
Et ce ne fut pas une lente décadence qui surprit le monde européanisé ; les civilisations antiques pourrirent et s'effritèrent ; la civilisation européanisée sauta d'un coup, pour ainsi dire.
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 392 de l'éd. de 1921)
(Figuré) La soie artificielle, à Anduze ! Ainsi, c'est donc bien vrai, l'un des fleurons de notre France ancienne est en train de s'effriter : la magnanerie se meurt !
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Des pignons s'effritent comme de vieux chicots, une étable n'est plus qu'un amas de pierrailles.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
4. (Désuet, Agriculture) Dégrader la qualité d'un sol par une utilisation intensive.
Au-dessous de lui, une terre généralement effritée ; à peine quelques ravins cultivés.
5. Transformer en petits fragments ou en poudre.
6. (Emploi pronominal) Se désagréger progressivement jusqu'à la destruction ou disparition.
(Figuré) La soie artificielle, à Anduze ! Ainsi, c'est donc bien vrai, l'un des fleurons de notre France ancienne est en train de s'effriter : la magnanerie se meurt !