1. Divertissement équestre, pratiqué surtout au Maghreb, dans lequel des cavaliers font, à grande allure, des exercices de voltige en chargeant et en déchargeant leurs armes.
Ce fut une frénésie. De tous côtés on fit parler la poudre comme dans les fantasias arabes. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Certains, parmi les cavaliers, tiennent droit sur la cuisse la mkahla, le fusil marocain au long canon damasquiné, qu'ils déchargeront et lanceront en l'air pendant la fantasia, qui termine la cérémonie. (Mercure de France, 1926, vol.185, p.319)
Ils sont tous bons cavaliers et, s'ils ne connaissent pas beaucoup d'exercices, il en est un qu'ils pratiquent souvent et où ils sont passés maîtres : le lab el-baroud (jeu de la poudre), c'est-à-dire la fantasia, le simulacre de l'attaque. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 86)
Course rapide à l'extrémité du campement bédouin. Fantasia de cavaliers et de dromadaires. Spectacle médiocre. Le sol est du sable mouvant, l'espace manque, les chevaux galopent mal, n'ont pas de quoi prendre du champ, les cavaliers sont mal armés, et, sauf quelques scheiks, assez pauvrement montés et équipés. Cela n'approche pas du luxe militaire, de l'ampleur et de la beauté d'ensemble des fantasias sahariennes. (Eugène Fromentin, Voyage en Égypte, 1869)
2. La fantasia désigne différents spectacles équestres traditionnels simulant des assauts militaires, pratiqués essentiellement au Maghreb, où elle est appelée « jeu de la poudre » ou « jeu des chevaux ».
3. Spectacle équestre originaire du Maghreb, caractérisé par des exercices de voltige et de maniement d'armes à cheval, exécutés à grande vitesse.
Certains, parmi les cavaliers, tiennent droit sur la cuisse la mkahla, le fusil marocain au long canon damasquiné, qu'ils déchargeront et lanceront en l'air pendant la fantasia, qui termine la cérémonie. - Mercure de France, 1926
4. (Histoire littéraire) Assemblée du club des haschischins ou consommateurs de dawamesk.
Les « fantasias » du quai d'Anjou n'ont eu lieu que pendant quelques années, le maître des lieux, Fernand Boissard, quittant l'île Saint-Louis pour les faubourgs en avril 1849. - Édouard Launet, Les grands esprits se racontent