1. (Par extension) (Par hyperbole) Homme pressant, incommode, importun.
C'est mon persécuteur, il est toujours à mes trousses.
2. Il s'emploie quelquefois adjectivement.
Un zèle persécuteur.
3. Celui qui persécute.
Quel est le persécuteur ? C'est celui dont l'orgueil blessé et le fanatisme en fureur irritent le prince ou les magistrats contre des hommes innocents, qui n'ont d'autre crime que de n'être pas de son avis. (Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1765)
L'épisode du chemin de Damas s'ouvre, quelle qu'en soit la version retenue, sur une définition de Saul-Paul comme persécuteur-poursuiveur : cf., par exemple, Actes XXII, 4 ou XXVI, II. (Bernard Dubourg, L'invention de Jésus, tome II, « La fabrication du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1989, p. 304)
[?]: peu de temps avant la première Croisade, Alexandre II (1061-1073) déclara que le devoir des chrétiens était de courir sus aux Sarrazins, persécuteurs des fidèles, mais d'épargner les Juifs, gens paisibles et inoffensifs. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
4. Individu qui soumet autrui à des persécutions.
'À leurs yeux, il était, d'une part, un persécuteur et, d'autre part, un philosophe et un magicien. - Peter Van Nuffelen, Un héritage de paix et de piété'
5. Personne qui harcèle ou importune avec insistance.
6. Utilisé comme adjectif dans certains cas.