1. (Propre) Vol d'un oiseau qui ne bat pas ses ailes.
2. (Figuré) Chute violente avec projection horizontale.
Il fit un vol plané et retomba comme une « estrasse », sur le sol.
(Denis Faure-Geors, Hippocampe, 2010)
3. (Par analogie) Vol d'un aéronef sans l'aide de moteur.
Tout à coup, on ne s'occupa plus que d'aérostation, de vol plané, du plus lourd que l'air !
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 22 de l'éd. de 1921)
4. Le vol plané est, pour un animal, l'action de s'élancer des airs pour retomber sur un point en contrebas tout en parcourant une certaine distance. On parle de vol passif lorsque l'animal est incapable d'accomplir un vol battu. Contrairement à ce dernier, le vol plané ne nécessite pas une musculation complexe visant à battre des ailes, car les turbulences ralentissent la descente de l'animal, lui permettant de se déplacer. Cependant, cela n'a d'effet que si sa masse est relativement faible par rapport à la surface qui, dans son corps, lui sert de voilure. Une masse trop élevée associée à une voilure à la surface insuffisante s'écraserait au sol directement.