1. Rendre pire, faire devenir de pire qualité, de pire condition, mettre en pire état.
La maladie est empirée.
Au lieu de rendre votre condition meilleure, vous ne faites que l'empirer.
Les remèdes n'ont fait qu'empirer son mal.
2. Devenir pire, tomber en pire état.
Pour tous les ouvriers et toutes les ouvrières du textile la condition empirait avec la hausse des prix [?] (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
En juin 1585, il est de nouveau à Croixval ; sa santé empire, et en octobre il prévoit qu'il s'en ira avec les feuilles. (Raymond Lebègue, La Poésie française de 1560 à 1630, Société d'édition d'enseignement supérieur, 1951, p. 118)
Le vieux von Winterfeld entra bientôt dans le coma ; parmi les blessés, trois se rétablissaient assez rapidement, alors que l'état des autres empirait, par suite du manque de bonne nourriture. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 249 de l'éd. de 1921)
Madame de Chartres empira si considerablement, que l'on commença à desesperer de sa vie (Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678)
3. Aggraver une situation, une condition ou la qualité de quelque chose.
Au lieu de rendre votre condition meilleure, vous ne faites que l'empirer.
4. Se détériorer, passer à un état plus mauvais.
En juin 1585, il est de nouveau à Croixval ; sa santé empire, et en octobre il prévoit qu'il s'en ira avec les feuilles. - Raymond Lebègue, La Poésie française de 156 à 163