1. Supportable, agréable à vivre.
2. Qui peut être habité ; où l'on peut habiter.
Nous eûmes à nous transporter par équipes, jusqu'à des villages habitables où l'on nous apprit à tendre des fils sur des perches et à faire des épissures, ce que nous savions très bien.
(Alain, Souvenirs de guerre, p.94, Hartmann, 1937)
La partie habitable mesurait deux cent cinquante pieds de long, et comprenait deux rangées de cabines superposées.
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 168 de l'éd. de 1921)
Maintenant, la terre habitable est connue : la carte en est faite.
(Pierre Louÿs, L'ile mystérieuse, dans Archipel, 1901)
Sur une petite cour intérieure, deux pièces encore habitables s'ouvraient.
(Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
Les archers entrèrent dans le corps de bâtiment qui leur paraissait le plus habitable [?].
(Alexandre Dumas, Othon l'archer, 1839)
3. Qu'on peut tolérer, qu'on peut supporter.
Cette douleur n'est pas tolérable.
Pensez-vous que cela soit tolérable ?
4. Où l'on peut loger commodément.
Le château tombe en ruines : il faudrait faire une grosse dépense pour le rendre logeable.
Maison très logeable. ? Cet appartement n'est pas logeable.
5. Qui présente une grande superficie, où l'on est au large.
Une cour fort spacieuse.
Un appartement spacieux.
6. Qui présente une grande superficie ; où l'on est au large.
La rade de Casablanca, comprise entre la presqu'île d'Oukacha à l'est et le promontoire d'El-Anq que prolongent des écueils dangereux à l'ouest, est spacieuse, mais trop évasée et exposée par suite à l'assaut des vents violents et des lames qui déferlent jusqu'à terre.
(Jean La Revelière, Les énergies françaises au Maroc: études économiques et sociales, Plon-Nourrit & Cie, 1917, p.72)
7. Qu'on peut respirer.
Un gaz respirable.
Cet air n'est pas respirable.
8. Qui peut être supporté ou qui rend la vie agréable et acceptable.
Les contemporains de Napoléon et les historiens sont d'accord sur un point : tout prouve que, durant les six premiers mois de sa souveraineté elboise, Napoléon était résigné à son sort et l'Europe n'avait donc rien à craindre ; encore eut-il été politique et raisonnable, si l'on souhaitait que cela durât, d'en être convaincu et de maintenir une situation vivable pour le souverain.