1. Qui inspire un sentiment de paix, de tranquillité.
On s'en vient donc deux à deux et quand on a trouvé dans un petit coin, au bord du bois, un endroit paisible et solitaire, on déballe les provisions et l'on s'assied. (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
Ernestine passa trois années chez son maître, sans que rien troublât la paisible uniformité de sa vie. (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d'Ernestine, 1762, édition ?uvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
2. Qui est doux et pacifique.
Le mouton est un animal paisible.
(Par extension) caractère, humeur paisible.
Rechercher la société des gens paisibles.
3. (Littéraire) (Désuet) Qualifiait un lieu favorable à la pâture, un endroit où les animaux d'élevage peuvent paître.
Cette prairie est paisible pour mes moutons, car ils ont de quoi paître ici.
4. Qui n'est pas inquiété, qui n'est pas troublé dans la possession d'un bien.
Ce prince est paisible possesseur de ses états.
Paisible possesseur d'une terre, d'un héritage.
5. Qui n'est pas troublé, pas agité ; qui est calme et tranquille ; en parlant des choses.
Un sommeil paisible. ? Une retraite, une habitation paisible.
Le ciel avait destiné M. Smallways à vivre dans un monde paisible, mais il avait oublié de créer un monde paisible pour M. Smallways. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 6 de l'éd. de 1921)
6. Qui inspire ou manifeste une sérénité, une tranquillité d'esprit.
On s'en vient donc deux à deux et quand on a trouvé dans un petit coin, au bord du bois, un endroit paisible et solitaire, on déballe les provisions et l'on s'assied. - Louis Pergaud, Le Sermon difficile
7. Emprunt d'une nature douce, pacifique; exempt de troubles ou d'agitations.
Ce fut donc le clergé qui, à Plassans, mena la réaction. La noblesse devint son prête-nom, rien de plus ; il se cacha derrière elle, il la gourmanda, la dirigea, parvint même à lui rendre une vie factice. Quand il l'eut amenée à vaincre ses répugnances au point de faire cause commune avec la bourgeoisie, il se crut certain de la victoire. Le terrain était merveilleusement préparé ; cette ancienne ville royaliste, cette population de bourgeois paisibles et de commerçants poltrons devait fatalement se ranger tôt ou tard dans le parti de l'ordre. - Émile Zola, La Fortune des Rougon
8. (Littéraire) (Désuet) Désigne un lieu propice à la pâture où les animaux peuvent paître en toute quiétude.