1. Cessation totale et définitive des fonctions organiques et tissulaires animant l'organisme. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
2. Hors service, hors d'usage.
Cette batterie est morte, il faut la changer.
3. La mort est l'état irréversible d'un organisme biologique ayant cessé de vivre. Cet état se caractérise par une rupture définitive et irréversible dans la cohérence des processus vitaux (nutrition, respiration?) de l'organisme considéré.
4. (Biologie) Arrêt définitif des fonctions vitales (assimilation de nutriments, respiration, fonctionnement du système nerveux central).
Ton père est mort, d'une mort bête. Toutes les morts sont absurdes, d'ailleurs. (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L'Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 42)
Les mots usuels que nous trouvons [en parlant des paysans des années 1930 au Québec] pour dire la mort varient selon les réflexes des uns et des autres : « Il a perdu le souffle, il a défunté, il a trépassé, il a rendu l'âme... » Plus poétique : « Il est parti de l'autre bord, de l'autre côté; il était au bout de son fuseau. » Moins respectueux : « Il a levé les pattes, il a fini par crever. » (Benoît Lacroix, Rumeurs à l'aube, Éditions Fides, 2015, p. 213)
Ce n'est pas par lâcheté, c'est par une immense modestie que l'on renonce ce soir à la guerre, au carnage, à sa mort, à la mort surtout des autres, des camarades [?] (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
Depuis cent ans, on ne connaissait pas un seul Rabalan qui fût mort, comme tout le monde, dans son lit, de mort naturelle. Ceux-ci se pendaient, ceux-là se noyaient [?] (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
Ne plus s'aimer, c'est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance. (Henri Barbusse, L'Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
Enfin, dans tous les groupes étudiés jusqu'ici, l'individualité de chaque être se manifeste dès la première apparition du germe, dès les premiers rudimens de l'oeuf, et persiste pleine et entière jusqu'à la mort. (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856 (pp. 496?519))
J'avais l'impression de me noyer et une angoisse terrible, celle de la mort elle-même m'étreignit. (Henri Alleg, La Question, 1957)
5. (En particulier) Qualifie du bois qui, même encore sur l'arbre, n'est plus irrigué par la sève.
Le vieux marquis tolérait que les pauvres vinssent ramasser les branches mortes [?] (Octave Mirbeau, Le Gamin qui cueillait les ceps, dans Contes cruels : La Vache tachetée, 1918)