1. Action d'abandonner un parti auquel on est lié.
La défection des alliés.
2. (Tourisme-Transports) Absence d'un voyageur ayant réservé une prestation de services.
3. (Droit) Qui a pour effet d'annuler un contrat, en cas d'inexécution de celui-ci par l'une des partie
Note : Il ne s'emploie que dans les deux expressions :
4. (Droit) Action de résilier.
Résiliation de vente.
La résiliation d'un bail, d'un contrat.
5. Phase terminale de la transcription comportant le détachement de l'ARN polymérase et de la chaîne d'ARN du complexe qu'elles formaient avec l'ADN. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
6. (Comptabilité) Écriture inverse d'une écriture antérieurement passée sur un compte et dont le montant est identique.
L'extourne se fait par l'intermédiaire du compte « 753 Subsides en capital et en intérêts ».
(Fabienne Guerra, Comptabilité managériale, page 54, 2001, De Boeck Université)
7. En comptabilité, une extourne est la passation d'une écriture à l'inverse de l'écriture initiale.
8. Action de retourner ou résultat de cette action.
Jean Borie, en accord avec Sartre aussi bien qu'avec Foucault, souligne qu'un retournement s'était, à ce propos, opéré depuis le XVIIIe siècle; le désir et la jouissance, que l'on cesse d'exalter en les associant à la génération, se trouvent relégués au nouveau statut d'instinct génésique; dès lors, le coït conjugal se trouve plus étroitement associé à la notion de devoir.
(Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
Des bâtiments soulevés par le retournement d'un ice-berg ont été rejetés à la mer brisés comme une noix.
(Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
9. On nomme retournement un changement radical et imprévu de sa vision du monde, qui en général se traduit en actes visibles. Dans le cas particulier d'une religion, le retournement peut porter le nom de conversion. Le retournement d'agents ennemis est aussi une tactique classique de la contre-insurrection.
10. Le retournement est une figure de voltige aérienne inverse de l'immelmann.
11. Action d'abroger.
Il n'y a pas d'abrogation par désuétude.
(Philippe Bouvier, Éléments du droit administratif, 2002)
L'abrogation d'une loi, d'une coutume, d'un usage, d'un rite, d'une cérémonie.