1. Acte par lequel on renonce à quelque chose.
La renonciation totale ou partielle à une autorisation d'exploitation ne devient définitive qu'après acceptation par l'autorité administrative. (Article 68-5 du Code minier français)
2. Action de renier.
Mon coeur se soulève de dégoût lorsque je lis certains noms au bas de certaines injures et que je vois si empressés au reniement ceux qui étaient si empressés à l'adulation. (Émile Ollivier, Lettres de l'exil, 1870-1874, 1921)
Les gens de son parti ne lui ont pas pardonné ses reniements.
Le reniement d'une doctrine.
Le reniement de saint Pierre.
3. Action de rejeter ses idées propres au profit d'une idée nouvelle.
Selon la légende, Galilée aurait ponctué son abjuration par : Et pourtant elle tourne.
L'abjuration ne discrédite plus : on sait bien qu'elle est forcée. Que pourraient-ils faire d'autre, sinon aller en prison? dictée mot à mot. (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
4. Se dit de toute proposition par laquelle on nie.
Demeurer, persister dans la négative, se tenir sur la négative.
L'un soutenait l'affirmative, et l'autre la négative.
5. Parole ou acte par lequel on désavoue quelque chose ou quelqu'un.
Sa vie entière est un désaveu des principes qu'on lui suppose.
Former une demande en désaveu contre un avoué.
Désaveu de paternité.
On prétendait qu'il avait tenu ce propos ; mais il a fait un désaveu formel.
6. En droit constitutionnel canadien, le désaveu et la réserve sont des pouvoirs permettant d'invalider une loi votée par le Parlement fédéral ou par les assemblées législatives provinciales. Ce pouvoir est conféré au gouverneur général du Canada. Toutefois, comme plusieurs autres pouvoirs conférés au gouverneur-général, il s'agit du premier ministre qui l'exerce.
7. Abjuration est la répudiation solennelle, l'abandon ou la renonciation faite souvent par ou sous serment, de ses droits de citoyenneté, ou de tout autre droit ou privilège. Le mot vient du latin abjurare : ' abjurer, renoncer à, se parjurer'.
8. Action de renoncer.
La tristesse indéfinissable, douce comme le renoncement définitif, des soirs d'or et de carmin, préparant au mystère menaçant des nuits obscures et pleines d'inconnu, ?. (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
Note : Se dit surtout dans les sujets de morale et particulièrement de morale chrétienne.
9. Action de renoncer. Note : Se dit surtout dans les sujets de morale et particulièrement de morale chrétienne.
Le renoncement à soi-même n'est pas la destruction de soi-même mais le renoncement à garder la vie pour soi. (Michel Quoist, Construire l'homme, Éditions de l'atelier, Paris, 1997, p. 117)
La tristesse indéfinissable, douce comme le renoncement définitif, des soirs d'or et de carmin, préparant au mystère menaçant des nuits obscures et pleines d'inconnu, ?. (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
10. La déclaration (en anglais, declaration) est, au cricket, la fin volontaire d'une manche décidée par le capitaine de l'équipe qui batte, avant même que dix de ses onze batteurs n'aient été éliminés. Dans un match limité en temps, cette option lui permet de disposer de plus de temps pour éliminer l'équipe adverse. La déclaration va de pair avec le renoncement (forfeiture), qui consiste, pour les mêmes raisons, à ne pas jouer l'une de ses deux manches. Déclaration et renoncement sont régis par la 14e « loi » du cricket.
11. [verb] Present participle of give up