1. (Antiquité) Pièce de vers dans laquelle le poète rétractait ce qu'il avait dit contre quelqu'un dans un poème antérieur.
2. Désaveu de ce que l'on a pu dire ou faire précédemment.
J'avais aimé, servi, chanté les anciens rois : la palinodie ne pouvait me convenir.
(Alphonse de Lamartine, Correspondance, 1830, p. 100)
3. (Figuré) Rétractation de ce qu'on a dit.
En dépit de ses prudences, voire de ses palinodies, Abélard n'échappa au sort de Bérenger et de Roscelin. Saint Bernard, au concile de Sens, le fit condamner.
(Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966)
Ce discours, où il a renié toutes ses précédentes déclarations, est une honteuse palinodie.
4. (Antiquité) Pièce de vers dans laquelle le poète rétractait ce qu'il avait dit contre quelqu'un dans un poème antérieur.
Exemple manquant. ([SERVER/w/index.php?title=Palinodie&action=edit Ajouter])
5. Une palinodie (du grec ????? (palin), en arrière, et ??? (ôdê), chant) est la partie d'un texte ? en général la conclusion ? dans laquelle l'auteur révoque (volontairement) tout ce qu'il s'est efforcé de démontrer dans le développement. Cet effet est utilisé en littérature, théâtre ou poésie mais il est à manier avec précaution en rhétorique ; on ne peut convaincre en donnant l'impression de ne pas savoir ce que l'on veut.
6. (Antiquité) Oeuvre poétique où l'auteur se rétracte de ce qu'il a précédemment exprimé envers autrui.
Il le déclarait au terme du séjour romain, dans un texte qui sonnait comme la palinodie de l'illustrissime sonnet 31, « Heureux qui comme Ulysse... »
7. (Figuré) Acte par lequel on revient sur ses déclarations ou actions antérieures, marquant une rétractation ou un désaveu.
Ce discours, où il a renié toutes ses précédentes déclarations, est une honteuse palinodie.