1. Sorte d'hypocondrie qui consiste dans un ennui sans cause et dans le dégoût de la vie.
La rouille ronge en leurs spleens kilométriquesLes fils télégraphiques des grandes routes où nul ne passe.
(Jules Laforgue, L'Hiver qui vient)
Oui, j'ai le spleen, compliqué de mélancolie, avec la nostalgie, plus l'hypocondrie, et je bisque, et je rage, et je bâille, et je m'ennuie, et je m'assomme, et je m'embête !
(Victor Hugo, Les Misérables)
2. La rate est un organe profond, situé dans l'hypocondre gauche en regard de la 10e côte (côte splénique), accolé à la face latérale de l'estomac, la grande courbure. Elle est donc en position thoraco-abdominale. Elle joue un rôle dans l'immunité et dans le renouvellement des cellules sanguines.
3. (Anatomie) Viscère mou, situé dans l'hypocondre gauche, entre l'estomac et les fausses côtes.
Un pirate sachant pirater doit savoir pirater sans sa rate.
(Famille Pirate, 1999-2004 (épisode 12))
La rate est un organe rempli de cellules sanguines. Elle fabrique des cellules qui détruisent les microbes véhiculés par le sang lorsqu'un animal est atteint d'une infection grave. Ces cellules produisent des anticorps permettant à l'animal de lutter contre la maladie.
(Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 35)
Les lésions de la fièvre typhoïde intéressent l'appareil lymphatique, depuis le tissu lymphoïde intestinal (follicules clos et plaques de Peyer) jusqu'aux ganglions mésentériques et à la rate.
(Jules Guiard, Les Parasites inoculateurs de maladies, Paris : Flammarion, 1918, p.295)
Pyrrus, Roi des Epirotes, guérissoit[sic], dit Plutarque, tous les Rateleux en leur touchant seulement la rate avec le gros doigt de son pié[sic] droit ; [?].
(Jean Meslier, Le Testament, chap. XIII, édition de Rudolf Charles, t.1, p.81, 1864)
4. (Figuré) (Familier) Être triste, déprimé, mélancolique.
Il m'est arrivé d'avoir le cafard, ce que j'appelle le cafard, ça doit se situer entre treize et dix-huit ans à peu près.
(Claire Salvy, Jumeaux de sexe différent, 1992)
Depuis que ma copine m'a quitté, j'ai tout le temps le cafard.
5. Être triste, mélancolique. Ne pas avoir le moral, avoir des idées noires.
Exemple manquant. ([SERVER/w/index.php?title=Avoir+le+bourdon&action=edit Ajouter])
6. Être mélancolique, éprouver une espèce de vague à l'âme, une légère tristesse un peu floue.
7. (Familier) Se livrer à des pensées sombres, mélancoliques.
Ce n'est pas bon qu'il reste ainsi chez lui à broyer du noir.
Nous continuons de « broyer du noir », une dépression peut s'accompagner d'idées noires.
(Pierre Delaveau, Vademecum du vocabulaire de la santé, 2001)
8. (Figuré) Ne plus avoir le moral.
9. (Familier) En avoir assez, ne plus supporter la situation.
Le général Deletoile avait ses quatre cadavres, quatre hommes qui avaient comme des millions d'autres, eu le tort, aux yeux de ce bourreau, « d'en avoir marre » du sang, de la boue, du froid, de la faim endurés depuis des mois.
(Roger Monclin, Les Damnés de la guerre - Flirey, 1934))
J'en ai marre ! Marre, tu entends ? J'en ai marre de ce fossé entre ce que les choses sont et ce qu'elles devraient être.
(Liliane Kerjan, Le Théâtre d'Edward Albee, 1979 (p. 197))
Que les Popov continuent à chier sur des poutres verglacées et à se torcher le cul avec une poignée de graviers, c'est leurs oignons. Mais moi, j'en ai marre!
(Sven Hassel, Les Forcenés de l'Enfer, 1971, traduction française Paris : Presses de la Cité, 1981)
10. Ne plus pouvoir supporter quelque chose ou quelqu'un.
Bon, tu viens te mettre là, maintenant, j'en ai assez !
Ah ! mais, je commence à en avoir assez, de vous autres et de vos simagrées. Je sais ce que vous valez, à présent, vous tous, et votre guerre, et votre Empire, et votre trompe-l'oeil? De la camelote, tout ça, du chiqué !
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 349 de l'éd. de 1921)
Nous en avons assez des dentellières et de leurs racontars, et nous remontons vers la ville haute.
(Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895)
11. (Très familier) Être las, être fatigué d'une situation qui a trop duré.
J'en ai plein les bottes de vos histoires qui ne mènent jamais à rien.