1. Clôture de pierre ou de bois séparant le choeur liturgique de la nef.
Le chancel est destiné à isoler le choeur ou sanctuaire de la nef. Le choeur est réservé aux clercs, la nef aux fidèles. Ces derniers ne peuvent pénétrer dans le choeur et doivent suivre les offices à travers la clôture. (Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1985, vol.113-117, p.63)
Un chancel séparait désormais les deux groupes. L'accès au choeur n'était autorisé qu'au moment de la communion, y compris pour les femmes. (Jean Heuclin, Hommes de Dieu et fonctionnaires du roi: en Gaule du Nord du Ve au IXe siècle, Presses Universitaires du Septentrion, 1998, p.114)
Au-dessus du chancel, face à la nef s'élève une grande crucifixion. Les croix du Christ et des larrons se dressent sur des monticules de terre truffés de crânes et d'ossements. (Guy Leclerc, Les enclos de Dieu, Editions Jean-Paul Gisserot, 1996, p.55)
À l'intérieur, quatre colonnes corinthiennes et les colonnettes cannelées du chancel supportent le jubé de bois, orné de panneaux en bas-relief polychrome. (Alain Stéphan, Guide du Finistère, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2004, p.25)
2. Dans l'architecture ecclésiastique, le chancel (du latin cancelli, « treillis », « barrière », « balustrade »), est une clôture basse en bois, en pierre ou en métal qui sépare la nef d'une église chrétienne où sont réunis les fidèles du choeur liturgique réservé au clergé. Dans les églises paléochrétiennes et médiévales, cette clôture se nomme « chancel », pour les périodes suivantes, elle est appelée « clôture de choeur ».