1. (Par extension) Prééminence ; influence souveraine.
Henri IV est le grand-père de Louis XIV, Cotton, le grand-oncle du P. la Chaise : deux royautés, deux dynasties, celle des rois, celle des confesseurs jésuites. (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), p.17)
2. Dignité de roi.
(Figuré) ? C'est, vous le voyez, la façon dont les Rois se tirent partout de nos jours, à cette différence près qu'à présent on évite la royauté. La royauté est si peu de mode qu'on esquive la fève par tous les moyens [?]. (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
Et puis on découvrit ? ce dont on aurait pu se douter à l'avance ? que le rétablissement de la royauté, à la Henri V, c'est-à-dire avec son cortège d'idées désuètes et de principes périmés, était un anachronisme que la France de 1873 ne supporterait pas un instant. (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
La royauté, chez vous, n'a jamais poussé que de tristes racines; votre sol républicain ne convient nullement à cet arbre-là. (François-Vincent Raspail, De la Pologne ? Pour une réforme agraire, 1839)
La Convention nationale, constituée le 20 septembre 1792, ouvrit ses délibérations, et dans sa première séance abolit la royauté et proclama la république. (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
Sur le continent, la lutte entre les diverses classes de la société, entre les communes et l'aristocratie, entre le serf et seigneur, appela bientôt la royauté à une nouvelle mission. (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
3. La royauté est un régime politique dans lequel le chef d'un État porte le titre de roi.