1. (Religion) Titre d'honneur qu'on donne à certains religieux.
S'il plaît à Votre Révérence, ajouta Dennet, un prêtre ivre était venu rendre visite au sacristain de Saint-Edmond?? Il ne plaît pas à Ma Révérence, répondit l'ecclésiastique, qu'il y ait eu là un animal tel qu'un prêtre ivre, ou, s'il y en a eu, qu'un laïque le dépeigne comme tel. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
2. Respect profond, vénération.
Le seul Arsène André, l'instituteur des Hautes Héez, ne craint pas le potentat, et M. Hector a échoué pour l'amener à plus de révérence, [?]. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
3. Mouvement du corps qu'on fait pour saluer, en s'inclinant, pour les hommes; ou en pliant les genoux, pour les femmes.
Les girls saluaient en ployant les genoux, ainsi que des petites filles qui font la révérence et en envoyant des baisers. (Francis Carco, L'Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
Tout mon sang afflua au cerveau. Elle me fit sa révérence, et, quand je relevai la tête, elle était très rouge, et elle avait des yeux! Ah! ces yeux! (Léopold de Sacher-Masoch; Don Juan de Kolomea in « Contes Galiciens », traduction anonyme de 1874)
4. La révérence est un geste traditionnel émanant de la société d'Ancien Régime, qui exprime la considération de la personne qui le fait envers la personne à qui il est adressé. Pour les hommes, elle consiste à s'incliner plus ou moins profondément ; pour les dames et les demoiselles, elle consiste à effectuer une génuflexion en se penchant en avant, tout en assurant le maintien de leur toilette en maintenant leur robe.