1. Circonspection, mesure dont on use à propos de quelqu'un ou de quelque chose.
Ce qui prouve qu'en protestant quand il est encore tempsOn peut finir par obtenir des ménagements !
(Boris Vian, On n'est pas là pour se faire engueuler,)
« Les cléricaux, remarquait-il au cours d'une visite qu'il fit à Waldeck dans les premiers mois de 1903, ne sauraient aucun gré des ménagements qu'on aurait pour eux. La modération gouvernementale leur apparaîtrait comme un signe de faiblesse.
(Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
Toute sa finesse de femme était employée en pure perte à des ménagements ignorés de celui-là même dont ils perpétuaient le despotisme.
(Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, La Femme de trente ans)
2. État de ce qui est refréné.
Le refrènement de la politique de conquête. (Émile de Laveleye, Revue des Deux-Mondes, 1867, novembre, page 41)
3. (Médecine) Emploi des moyens mécaniques de contention durant le traitement de la folie ; par opposition à non-restraint, qui est la suppression de ces moyens.
Exemple manquant. ([SERVER/w/index.php?title=Restraint&action=edit Ajouter])
Il n'y a pas de contrôle [dans la loi française sur les aliénés] sur ce point important, le restraint.
4. Épargne minutieuse, s'attachant aux petites choses.
Si les ouvriers agricoles de l'Hérault avaient la sagesse de s'astreindre à la parcimonie des gens de l'Ariège ou de la Lozère, je ne doute pas qu'ils se trouveraient très heureux.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Ils dénonceront âprement un déficit qui sera le plus souvent minime. [?]. Ils crieront haro sur un ministre qu'ils accuseront de ruiner la France alors qu'en réalité ils lui en voudront de sa parcimonie.
(Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
Si Grandet coupait le pain avec un peu trop de parcimonie, elle ne s'en plaignait pas.
(Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1834)
5. En science et en philosophie, la parcimonie est un principe consistant à n'utiliser que le minimum de causes élémentaires pour expliquer un phénomène. Par exemple en génétique, ce principe privilégie la séquence avec le minimum de changements évolutifs pour expliquer des relations phylogéniques.
6. Attachement excessif à la possession d'argent, de richesses, sans en faire l'usage.
Il se refuse tout, il se prive de tout, par pure avarice.
Mon grand-père n'avait jamais su compter: prodigue par insouciance, généreux par ostentation, il finit par tomber, beaucoup plus tard, dans cette maladie des octogénaires, l'avarice, effet de l'impotence et de la peur de mourir.
(Jean-Paul Sartre, Les Mots, 1964, I)
Et l'avarice, considérée comme un péché par l'Église catholique, est devenue le signe d'une défense intelligente contre la surconsommation.
(Alain Rey, Les radins savent gérer leur argent, dans 60 millions de consommateurs, hors-série n° 151, oct.-nov. 2010)
Son avarice le fait vivre d'une manière sordide.
7. L'avarice est un état d'esprit qui consiste à ne pas vouloir se séparer de ses biens et richesses. L'avarice est l'un des sept péchés capitaux définis par le catholicisme à partir des interprétations d'écrits du Père de l'Église (saint Augustin) sur la généalogie du péché. Elle peut se traduire par une thésaurisation complète d'argent, sans aucune volonté de le dépenser un jour. À l'extrême limite, l'avare se prive de tout pour ne manquer de rien.
8. « Les pensées génériques provenant de la partie concupiscible sont trois : celle de gourmandise , celle d' avarice et celle de vaine gloire , car on désire soit des nourritures, soit de l'argent, soit la gloire ; mais la cupidité, la vaine gloire et les autres pensées de la partie concupiscible sont précédées par l' égoïsme (philautia). Seule la pensée de tristesse ne comporte pas de plaisir. Celle de l' orgueil est sans matières. À celles de rancune (?????????? / mnêsikakía) et de colère est liée la tristesse. Toutes aboutissent à celle d'orgueil, mais se ramènent à celle d'égoïsme. Celui donc qui n'est pas égoïste est forcément aussi ennemi du plaisir, car devenu maître de lui, il les a évidemment toutes maîtrisées. »
9. (Vieilli) Épargne sordide et raffinée jusque dans les moindres choses.
Le maître donna des signes de plus en plus évidents d'avarice ; il se livra d'autant plus à cette passion, que ses cheveux grisonnaient chaque jour davantage : lésine et tête chenue font, on le sait, bon ménage.
(Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
10. Prudence et modération dans le traitement ou la considération envers autrui ou une situation.
Ce qui prouve qu'en protestant quand il est encore tempsOn peut finir par obtenir des ménagements !