1. Manière de gouverner du despote.
Plus tard, la royauté se relâcha de son despotisme et alors intervint le gouvernement constitutionnel ; [?]. Le despotisme royal n'est pas tombé tout seul ou par la bonté des souverains ; [?].
(Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.236)
Il y avait quelque chose d'enivrant dans ces embrassades fréquentes, données et reçues, [?]. C'est qu'on sortait du despotisme, et que pour quelques instans on entrait dans la liberté !
(Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
2. (Par extension) Toute sorte d'autorité absolue, oppressive, tyrannique, qu'on s'arroge, qu'on exerce.
Malgré sa corpulence excessive, l'autorité de M. Hector sur ses subordonnés n'est guère contestable. Il la doit surtout [?], à cette indémontrable apparence de bonhomie qui dérobe son intransigeance absolue, son despotisme maniaque, la secrète satisfaction d'être redouté.
(Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
[?] ; elle avait la conscience qu'elle était digne d'un rang plus élevé que celui auquel le despotisme arbitraire des préjugés religieux lui permettait d'aspirer.
(Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
Trop souvent une aristocratie de notabilités locales a exploité à son profit les fonctions publiques, et fait sentir aux Anglais que son despotisme peut être plus intolérable encore que celui d'une administration centrale, parce qu'elle est à la fois et moins impartiale et moins responsable.
(Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
Ceci n'était pas le résultat d'un défi entre des gardiens et une prisonnière, entre le despotisme du cachot et la liberté du détenu, mais l'éternelle répétition de la première scène jouée au lever du rideau de la Création : Ève dans le paradis.
(Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
3. Le despotisme est une forme de gouvernement[Où ?] où l'autorité est exercée par un individu qui règne avec un pouvoir politique absolu, et de manière abusive au regard des lois. Dans sa forme classique, un despotisme est un état où un homme unique, appelé un despote, retient tout le pouvoir, et toute autre personne est considérée non pas comme son esclave mais comme un membre de sa famille. Le terme despotisme désigne à l'origine le pouvoir qu'exerce un père sur ses enfants. Le despote oeuvre pour le bien de sa famille. Le pouvoir despotique donne une marche de conduite à suivre, tel que le ferait un père envers ses enfants. Cette forme de despotisme est la première forme connue d'État et de civilisation.
4. Le despotisme est une forme de gouvernement qu'Aristote jugeait propre aux « sociétés serviles», où l'autorité est exercée par un despote qui, seul et sans le concours de la loi -si ce n'est religieuse, règne avec un pouvoir politique absolu et arbitraire, fondé sur la crainte.
5. Mode de gouvernance où le pouvoir est détenu par une seule personne, caractérisé par son aspect absolu et arbitraire.
Il y avait quelque chose d'enivrant dans ces embrassades fréquentes, données et reçues, [...]. C'est qu'on sortait du despotisme, et que pour quelques instans on entrait dans la liberté !
6. Exercice d'une autorité absolue et tyrannique au-delà de ses droits légitimes.
Trop souvent une aristocratie de notabilités locales a exploité à son profit les fonctions publiques, et fait sentir aux Anglais que son despotisme peut être plus intolérable encore que celui d'une administration centrale, parce qu'elle est à la fois et moins impartiale et moins responsable.