1. Régime politique fondé sur le pouvoir absolu du dirigeant, hors de toute limite institutionnelle.
Nationalisme et Socialisme en tant que nouveaux credo du pouvoir, furent expérimentés et se révélèrent insuffisants, car tous deux, comme le réformisme avant eux, sombrèrent sur l'écueil de l'absolutisme.
(Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction d'Odette Guitard, 1992, p.73)
Bismark jugea tout autrement. La République devait causer, à son avis, la décadence définitive des Gaules alors que le quasi-absolutisme germanique maintiendrait la prééminence allemande. Les événements de 1914 ont tranché le différend.
(Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p.27)
Mais il était poète aussi et la poésie, à cette époque d'absolutisme et de barbarie, était chose dangereuse lorsqu'on avait l'esprit aussi caustique que Thierrat ; [?].
(Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
A l'absolutisme prétendu divin, qui, nécessairement interprété par les hommes, n'a jamais produit que l'oppression mortelle, l'écrasement de l'esprit, le massacre des corps - [?] - opposons l'heureuse liberté de la diversité humaine, avec ce que nous pouvons concevoir et faire de justice faillible dans des conflits d'égoïsme universel.
(Georges Clemenceau; Article du 14 juin 1899, paru dans Justice militaire en 1901)
2. Caractère d'une personne intransigeante.
Malgré sa corpulence excessive, l'autorité de M. Hector sur ses subordonnés n'est guère contestable. Il la doit surtout [?], à cette indémontrable apparence de bonhomie qui dérobe son intransigeance absolue, son despotisme maniaque, la secrète satisfaction d'être redouté.
(Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
Ils savent combiner, dans leurs discours pompeux, fougueux et nébuleux, l'intransigeance la plus absolue avec l'opportunisme le plus souple.
(Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.159)
3. L'absolutisme, ou école de l'absolu, est un mouvement contemporain littéraire qui vise à redonner sa force à la littérature. Centré sur le mot, il crée un genre nouveau, celui du dénoncé, qui reprend certains des codes du roman, du théâtre et de la poésie. Il comprend les écrivains Aly et Ganimula[réf. nécessaire].
4. L'absolutisme, ou monarchie absolue , est donc : « un type de régime politique dans lequel le détenteur d'une puissance attachée à sa personne concentre en ses mains tous les pouvoirs, gouverne sans aucun contrôle » . Comme catégorie, le mot « absolutisme » a été inventé longtemps après le système de pouvoir qu'il est censé définir. C'est en effet pendant la Restauration que le néologisme est créé , et il ne sera mentionné dans le Dictionnaire de l'Académie française qu'à partir de 1878 . Dès lors, ce terme sera utilisé dans tous les livres d'histoire pour caractériser la nature du pouvoir politique dans la France d'Ancien Régime, entre la Renaissance et la Révolution. En effet, c'est de « pouvoir absolu » ( poder absoluto ) , expression utilisée par plusieurs auteurs aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles à propos de la France et de l'Espagne, que dérive le néologisme absolutisme.
5. Selon Bruno Latour ( né en 1947 ) , le contraire du relativisme n'est pas l'universalisme républicain, mais l'absolutisme.
6. L' absolutisme est un concept lié aux réactions de régimes politiques centraux, généralement monarchiques, visant à l'affranchissement des contrepoids ( parlementaires, traditionnels ou constitutionnels ) liés aux premières formes de séparation des pouvoirs qui ont suivi les formes consultatives ( droit de remontrance et d'enregistrement des lois ) .