1. (Économie) École économique qui prévaut entre le XVIe siècle et le milieu du XVIIIe siècle en Europe et prône le développement économique par l'enrichissement des nations grâce au commerce extérieur qui permet de dégager un excédent de la balance commerciale.
Le premier courant de pensée à remettre complètement en cause le mercantilisme est l'école des physiocrates en France.
2. Penchant à rapporter tout à une question de gain et de bénéfice. Ne s'emploie qu'en mauvaise part.
3. Tendance à privilégier systématiquement la recherche de profit ; caractérise une attitude exclusivement intéressée par le gain financier, généralement perçue négativement.
Ce mercantilisme qui vient empoisonner l'atmosphère des vieux pays, apporte l'envie, la soif de l'argent, les grandes inégalités sociales, les misères et les déchéances de la ville, et transforme en larbins les nobles montagnards d'antan. - Samivel, L'amateur d'abîmes
4. (Histoire) Doctrine économique du XVIe au XVIIe siècle favorisant l'enrichissement des États par l'accumulation de métaux précieux via le développement commercial et industriel ainsi que le protectionnisme.
5. Le mercantilisme est un courant de la pensée économique contemporain de la colonisation du Nouveau Monde et du triomphe de la monarchie absolue, depuis le XVIe siècle jusqu'au milieu du XVIIIe siècle en Europe.