1. Sentiment qui consiste dans l'exaltation de l'idée nationale, doctrine politique basée sur ce sentiment.
Nous inquiéter aussi devant la montée des nationalismes, l'incitation au « choc des civilisations », la radicalisation religieuse et la multiplication des régimes autoritaires. (Motion pour le congrès de Reims du Parti Socialiste, Un monde d'avance ; la Gauche décomplexée, 2008)
Il en naît un sentiment de haine diffuse et tenace pour l'étranger, un nationalisme exacerbé, un recours aux extrémismes et aux fanatismes, un dangereux complexe d'infériorité. (Jean-Paul Roux, Histoire de l'Iran et des Iraniens des origines à nos jours, Fayard, Paris, 2006)
L'huile qu'on jette sur le feu du sentiment anti-turc en Europe donne lieu à un nationalisme anti-européen aveugle en Turquie. (Orhan Pamuk, cité dans Le Devoir, 14-15 octobre 2006)
La période de l'entre-deux-guerres fut pourtant dominée, en pays musulmans, par la suprématie politique d'élites dirigeantes laïques visant à promouvoir une idéologie politique séculière, le nationalisme. (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction d'Odette Guitard, 1992)
Le mépris où il tenait le nationalisme dont j'ai toujours eu l'aversion, le dédain qu'il témoignait pour les trémolos sur le grand air de patrie qui enchantaient le sentimentalisme alangui de mon cher Paul Deschanel achevèrent de m'attacher à lui. (Joseph Caillaux, Mes Mémoires : (I) Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
2. Le nationalisme est un principe politique qui est né à la fin du XVIIIe siècle, tendant à légitimer l'existence d'un État-nation pour chaque peuple (initialement par opposition à la royauté, régime politique qui en France sera ensuite nommé Ancien Régime). Ce principe politique s'est progressivement imposé en Europe au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Depuis son avènement, il est en revanche facilement présenté comme une évidence dans la vie politique et sociale. Les nationalismes historiques étaient classés à gauche avant de se droitiser lorsqu'ils évoluaient.
3. Le nationalisme est un principe politique apparu à la fin du XVIIIe siècle, tendant à légitimer l'existence d'un État-nation pour chaque peuple, défini par des caractéristiques propres et communes à ses membres, comme une langue, des traditions historiques et culturelles ou des valeurs politiques. Initialement le nationalisme est opposé à la royauté ( régime politique qui en France sera ensuite nommé Ancien Régime ) . Il s'impose progressivement en Europe au cours du XIXe siècle et se traduit au début du XXe siècle par la disparition de quatre empires multiethniques et autocratiques : les deux Empires centraux germaniques, le russe et le turc. Depuis son avènement, le nationalisme apparaît comme une évidence dans la vie politique et sociale .
4. Idéologie et mouvement politique prônant la primauté des intérêts d'une nation spécifique, souvent associée à un fort sentiment d'appartenance et de fierté nationales.
Le mépris où il tenait le nationalisme dont j'ai toujours eu l'aversion, le dédain qu'il témoignait pour les trémolos sur le grand air de patrie qui enchantaient le sentimentalisme alangui de mon cher Paul Deschanel achevèrent de m'attacher à lui. - Joseph Caillaux, Mes Mémoires : (I) Ma jeunesse orgueilleuse