1. (Vieilli) Variante orthographique de extrême droite.
Il n'en faut pas davantage pour qu'une majorité faite des gauches, du centre-gauche et de l'extrême-droite légitimiste qui se sent jouée par les orléanistes, refuse la priorité au projet de loi sur le Sénat.
(Jean Jaurès, «?La Conclusion?», dans Jean Jaurès (directeur), Histoire Socialiste (1789-1900?), tome 12?, Paris?: Jules Rouff, 1901?1908, page 1254)
L'extrême-droite a estimé que, bien que Mac-Mahon ait décliné le titre de lieutenant général, il le garde en dépit de son refus et que, si l'on trouve un moyen de proclamer le roi, le maréchal devra céder la place au gouvernement nouveau malgré sa prorogation de pouvoirs.
(Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski, Journal d'un ecrivain, Charpentier, 1908, traduction de J.-Wladimir Bienstock et John-Antoine Nau, pages 143?144)
Ils sont les héritiers des redskins des années 80 et ont pris pour cibles l'extrême-droite et son idéologie.
(«?Ultra droite, antifascistes?: le face-à-face des extrêmes?», France Info.fr, 7 juin 2013)
2. Partie la plus à droite d'une chose ou d'un groupe.
3. (Politique) Désigne l'ensemble des partis politiques qui défendent des valeurs de droite : l'attachement à la tradition religieuse, mais aussi à la neutralité de l'État, le conservatisme social, le nationalisme.
Il a parallèlement recyclé la judéophobie et le conspirationnisme obsessionnels de l'extrême droite nazie-fasciste, puis le suprémacisme mortifère et le culte de la force.
(Alexandre Del Valle, Les vrais ennemis de l'Occident: Du rejet de la Russie à l'islamisation des sociétés ouvertes, Éditions de L'Artilleur, 2016, p.159)
[?] Le second tour de l'élection présidentielle de 2002 a révélé que les idées de l'extrême droite s'étaient implantées peu à peu dans l'opinion publique au point d'apparaître comme recevables dans le paysage politique français, malgré la radicalité des propos tenus et des projets défendus.
(Étienne Pinte, Jacques Turck, Extrême droite : Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire, 2012)
4. Extrême-droite
5. Le terme extrême droite est employé pour classer des mouvements, des organisations et des partis politiques historiquement disposés à l'extrême droite des hémicycles parlementaires. La question de sa délimitation suscite le débat, mais plusieurs usages en sont distingués.
6. L'extrême droite est une famille politique aux contours relativement flous. Ainsi, ce terme peut qualifier les courants fascistes (néo-fascistes) ou nazis (néo-nazis), des groupes traditionalistes, intégristes ou fondamentalistes, des attitudes racistes ou différencialistes, jusqu'à certains partis nationalistes ou populistes.
7. Le terme « extrême droite » est employé pour classer des mouvements, des organisations et les partis politiques placés les plus à droite du spectre politique et historiquement disposés à l'extrême droite des hémicycles parlementaires. La question de sa délimitation suscite le débat, mais plusieurs usages en sont distingués.