1. (Marine) (Vieilli) (Désuet) Variante de bélandre.
S'ils avaient su nager,[?], leurs noms viendraient se placer à côté des Baudot, des Salis, des Castel, à côté de ces deux volontaires du bataillon de la Marne, Lebeau et Bralet, qui durent à l'habitude de cet exercice, ta gloire d'enlever à l'ennemi une belandre chargée d'environ soixante miliers de poudre. (Ludovic Courtivron; De la natation et de son application à l'art de la guerre, 1824)
Les plus grands belandres sont de 80 tonneaux, & se conduisent par 3 ou 4 hommes pour le transport des marchandises; ils ont des semelles pour aller à la bouline comme le heu. (L'ENCYCLOPÉDIE)
2. (Marine) (Vieilli) Petit bateau de transport à fond plat, dont on se servait principalement sur les rivières, sur les canaux et dans les rades.
Autour de Saint-Nicolas-du-Port, Varangeville, Dombasle, Laneuveville forment une ville continue, une agglomération laborieuse que parcourt un canal chargé de bélandres et où l'on retrouve des aspects de la Belgique ou de l'Allemagne.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Je suis ivre d'avoir bu tout l'universSur le quai d'où je voyais l'onde couler et dormir les bélandres. (Guillaume Apollinaire; « Vendémiaire » in Alcools -1913)
3. Une bélandre est un navire de charge destiné à naviguer en suivant la côte ; les photos de bélandres prises au XXe siècle nous montrent un long navire que le profane ne distingue pas d'une péniche.
4. Une bélandre (aussi écrit bélande ou balandre) est un type de petit navire de charge marchand à un mât repliable ou deux mâts, avec ou sans ailes de dérive,. Ces types de bateau, utilisés le long des côtes et dans les eaux intérieures, sont très répandus au XVIIIe siècle en Europe, et principalement utilisés aux Pays-Bas,.
5. Variante de bélandre.
Après le départ de cet officier, on se prépara à soutenir l'attaque, et à empêcher leur descente: sur le soir on vit paraître une autre balandre qui entra dans la baie de la Mobile ; elle nous prit pendant la nuit une chaloupe chargée de dix-huit quarts de farine et de treize quarts de lard ?. (Bernard de La Harpe; « Journal historique de l'établissement des Français à la Louisiane. » -1831)
6. (Vieilli) Variante de bélandre.
Engourdis par la brune liqueur de Cambrinus, les mynheers de Cambrai ne démarraient de l'estaminet non plus que des bélandes engravées, et, le soir, il n'eût fallu rien de moins que des crics et des treuils pour remuer ces vivants tonneaux de bière.
(Charles Deulin, Martin et Martine)