1. (Nom, adj/pp) (Individu) qui est brutal, impétueux, agressif, qui use facilement de sa force dans ses rapports avec les autres, ou pour une situation, qui est empreinte de fureur et d'agressivité. Un mari violent. Attention, celui-là, c'est un violent ! Une discussion violente, une querelle violente.
2. Qui est impétueux, qui agit avec impétuosité, avec une force non contenue, en parlant des évènements, des choses ou des personnes et de leurs actes.
Les personnes qu'on nous amène ivres mortes et que l'ivrognerie a rendues violentes sont encore plus pathétiques. (Patrick Pelloux, Histoire d'urgences, Le Cherche-Midi, 2012)
On préfère construire un roman, qu'on déroule à sa guise, au rythme que l'on choisit, on l'illustre d'images d'Épinal aux coloriages grossiers, aux violentes couleurs. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
Le ton péremptoire et l'expression allusive me glacèrent. J'eus le pressentiment d'une discussion immédiate et violente. (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L'Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 142)
Un violent tremblement de terre survenu dans la même région avait provoqué le tsunami dévastateur du 26 décembre 2004 qui avait fait plus de 230 000 morts sur tout le pourtour de l'océan Indien. (Ahmad Pathoni & Telly Nathalia; Neuf morts dans un violent séisme à Sumatra, en Indonésie, dans Le Monde du 12 septembre 2007)
À cette époque, les militants anarchistes, quels que soient leur conviction et leur clan, se sont lentement détournés de la méthode violente et simpliste des attentats individuels, des bombes et des assassinats. (Maurice Foulon; Fernand Pelloutier, Le livre du centenaire, 1967)
Les Spartiates étaient petits en nombre, grands de coeur, ambitieux et violents ; de fausses lois n'en aurait tiré que de pâles coquins ; Lycurgue en fit d'héroïques brigands. (Louis Thomas, Arthur de Gobineau, inventeur du racisme (1816-1882), Paris : Mercure de France, 1941, p.99)