2. Paroles vives par lesquelles on essaie de détourner quelqu'un d'agir comme il se propose de le faire.
Philippe-Auguste resta sourd à ces objurgations, car il avait trop besoin des juifs.
(Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
Aux tendres invites de ma mère, aux objurgations bourrues de mon père j'opposais la force d'inertie.
(Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p. 76)
Au milieu de ses faiblesses, il avait des accès de révolte, des sursauts d'indignation, sous l'impulsion des personnalités honnêtes qui se rencontrèrent toujours parmi ses membres et dont les objurgations véhémentes lui faisaient honte de lui-même.
(Gustave Bloch, La République romaine, Flammarion, 1913)
Il empoigna Bert par l'épaule, et le secoua vigoureusement, accompagnant ses gourmades d'objurgations irritées et le repoussant avec violence en arrière.
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 349 de l'éd. de 1921)
3. (Litt.) Acte de réprimander avec insistance.
Antonia se cantonna dans son veuvage, malgré les objurgations d'Auguste.
4. Réprobations verbales visant à dissuader quelqu'un de ses intentions.
Aux tendres invites de ma mère, aux objurgations bourrues de mon père j'opposais la force d'inertie.