1. (Militaire) Action d'appeler des conscrits sous les drapeaux.
Il n'y a pas eu de réfractaires, tous les jeunes gens ont répondu à l'appel qui leur a été fait.
2. Action d'appeler à haute voix des personnes qui doivent se trouver dans une classe, un groupe, etc., afin de s'assurer qu'elles sont présentes.
Nous sortîmes sur la grande cour de la prison et là, dans un coin à gauche, devant la porte entrouverte, on fit quelque chose comme un appel nominal.
(Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
3. (Par extension) Entrée en communication par l'intermédiaire du téléphone.
Le téléphone d'où est passé l'appel est immédiatement localisé. La communication a été émise depuis une cabine téléphonique située au lieu-dit La Commodité, sur la RN 7 à Solterre dans le Loiret. Élise Galand & Romain Icard, Suzy contre mon gros loup, Privé, 2005, p.67
4. (Sport) Élan que l'on prend en appuyant sur le sol le pied qui va assurer la projection du corps.
5. (Programmation informatique) Exécution d'une fonction à partir d'une autre.
6. (Droit) Demander à ce qu'une affaire soit rejugée en seconde instance.
L'exécution de la sentence est suspendue car il a fait appel.
7. Action d'appeler au moyen d'un signal des hommes à s'assembler.
Les paysans répondirent à l'appel du tocsin.
Battre, sonner l'appel.
8. (Vieilli) Provocation en duel, un cartel. On dit plus ordinairement défi.
Les appels sont défendus comme les duels.
9. Action d'appeler à haute voix chaque membre d'une assemblée parlementaire pour qu'il exprime son opinion ou donne son vote.
10. Action de réclamer, d'invoquer.
L'appel du pouvoir corrompt tout.
Je fais un appel à votre générosité.
11. (Escrime) : Battement du pied fait sur place pour commencer l'attaque.
Sa rapière, vivant serpent, sifflait dans sa main. Son pied battait des appels, il les provoquait, les menaçait de la voix, du regard, de tout son être tendu comme un ressort.
(Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » #31, 1907)
12. Action d'appeler par la voix, par un geste ou par tout autre signal.
Bientôt tes appels ne seront plus que rauquements de plus en plus sourds, beuglements de désespoir si fatigués qu'ils ne dépasseront plus ta gorge, étranglée de terreur [?].
(Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
? Reviens, reviens, criaient les camarades?; reviens vite ! Lebrac, aux trois quarts enlisé, céda à leurs appels et voulut tourner bride.
(Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
13. En informatique un appel est une instruction ou une commande qui permet de déplacer la séquence d'exécution courante vers une autre section, un autre programme, script ou traitement par lots.
14. En droit, l'appel est une façon de contester ou d'annuler le jugement d'un tribunal.
15. En droit, l'appel est une voie de droit qui permet de contester ou d'annuler le jugement d'un tribunal. Sa définition varie selon les ordres juridiques.
16. L' appel est une voie de recours qui « tend à faire réformer ou annuler » un jugement rendu par une juridiction du premier degré .
17. Un appel téléphonique ( ou simplement appel ) est l'opération de mise en connexion entre une personne qui utilise un téléphone et son ou ses destinataires. À la suite de la numérotation du numéro de téléphone de ce dernier sur le clavier de l'appareil émetteur, une sonnerie téléphonique retentit à destination jusqu'à ce que l'individu contacté accepte l'appel. La conversation téléphonique peut alors commencer, le plus souvent par la question « allô ? »[réf. nécessaire].