2. (Figuré) Cris, plaintes répétées sur des sujets de peu d'importance.
[?] il ne m'est certes pas indiffèrent de m'assurer que les auteurs des textes fondateurs du christianisme [?] s'exprimaient en hébreu. Quelles que soient, aient été et puissent être les criailleries ? fort performantes jusqu'ici ? des « grécistes », j'affirme qu'il faut désormais abandonner la thèse d'une rédaction originellement grecque (voire araméenne) de ces textes et constater, sans le moindre doute permis, leur appartenance globale à la littérature juive-hébraïque.
(Bernard Dubourg, L'invention de Jésus, tome I, « L'hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 271)
La misère, quoi qu'on en pense, n'incite pas au crime : elle engendre tout au plus [?] d'aigres et soudaines criailleries, aboutissant parfois à un simulacre de bagarre que l'ombre du premier flic venu suffit à réprimer.
(Francis Carco, L'Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
En dépit des criailleries de Reubell, l'Assemblée passa au vote et adopta la motion de Dupont à la presqu'unanimité.
(Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
La criaillerie téméraire et ordinaire, passe en usage, et fait que chacun la mesprise : celle que vous employez contre un serviteur pour son larcin, ne se sent point, d'autant que c'est celle mesme qu'il vous a veu employer cent fois contre luy, pour avoir mal rinsé un verre, ou mal assis une escabelle
(Montaigne, Essais, Livre II, chap. XXXI)
4. Expression de plaintes ou de récriminations persistantes sur des sujets considérés comme mineurs.
En dépit des criailleries de Reubell, l'Assemblée passa au vote et adopta la motion de Dupont à la presqu'unanimité.