1. (Par extension) Agitation.
L'atmosphère confinée de chaque histoire rassure les censeurs politiques. En effet, elle ignore les grands branle-bas du monde, se concentre le plus souvent sur un noyau étroit, la famille, la petite ville de province, rien qui soulève les grands problèmes qui fâchent.
(Le Point, 3 janvier 2003)
[?] nous nous sommes ensuite dirigés vers les quais où existe le branle-bas ordinaire des bateaux en partance.
(Journal de Lorenzo Létourneau (1898), 17 Eldorado, Qualigram/Linguatech, Montréal, 2006)
2. (Par extension) Réveil de l'équipage.
3. Agitation générale, généralement constituée de préparatifs, en raison d'un évènement subit, important ou potentiellement dangereux.
Un chevaucheur arriva au galop, annonçant que le train de la reine d'Angleterre était en vue; aussitôt se refit un grand branle-bas.
(Maurice Druon, Le roi de fer)
Quand on apprit l'arrivée des ennemis, ce fut un branle-bas dans toute la ville.
4. (Marine ancienne) Action de détendre tous les branles ou hamacs d'entre les ponts, de les mettre dans les filets de bastingage et de dégager les batteries pour se disposer au combat.
Il fit le commandement de branle-bas.
Branle-bas de combat.
Branle-bas général.
Faire branle-bas.
5. (Par extension) Alerte et préparation immédiate au combat.
Mais avant que Kurt eût pu fournir une explication, les sonneries aiguës du branle-bas appelèrent chacun à son poste, et l'officier s'éloigna.
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 240 de l'éd. de 1921)
6. (Marine) Action de préparer un navire pour le combat en libérant les espaces et en disposant l'équipement nécessaire.
7. Mouvement de grande activité ou agitation, souvent en réponse à un événement soudain ou important.
Un chevaucheur arriva au galop, annonçant que le train de la reine d'Angleterre était en vue; aussitôt se refit un grand branle-bas.
8. (Figuré) État d'agitation généralisée, résultant d'une mobilisation rapide face à une situation.