1. Vieilli. Préparation pharmaceutique de consistance molle; composée de poudres et de substances diverses incorporées à du miel ou à un sirop.
2. (Pharmacologie) Préparation consistant en un mélange de poudres et de pulpes avec du sirop.
Électuaire laxatif, émollient.
L'électuaire est une forme galénique pâteuse administrée par voie orale. Cette forme est aujourd'hui obsolète. Il était généralement constitué de poudres ou de pulpe végétale mélangées à du sirop ou, plus souvent, à du miel.
Nous prîmes au coin d'une rue deux tasses d'électuaire et bûmes de l'eau-de-vie que nous donna gratuitement une coquine ?. (Quevedo traduit par Restif de La Bretonne, Don Pablo de Ségovie, page 147.)
La thériaque était un électuaire.
L'orviétan était une espèce d'électuaire.
Sachez, mon neveu, [?], que l'on pile en un mortier tout ou partie de ces pierres selon la dose prescrite en un droguier. Et les ayant ainsi réduites en poudre fort fine, on les mélange à une quantité égale de miel, façonnant le tout en une sorte de pâte que nous nommons électuaire et qu'en raison de son précieux contenu, nous présentons au malade dans une petite boîte d'ébène. (Robert Merle, En nos vertes années, IV., 1979)
3. (Pharmacologie) (Désuet) Variante de électuaire.
Achetés de lui, et baillez et délivrés à Regnauldin Morel, appothicaire de la Royne, pour faire un lectuaire pour la santé de la dite dame. (Hyacinthe Coulon, Curiosités de l'histoire des remèdes, comprenant des recettes employées au moyen âge dans le Cambrésis, 1892)
4. (Pharmacie) Substance composée d'un mélange de poudres ou de pulpes et de sirop, parfois préparée avec du miel.
Hume-Mabrize, dans son laboratoire, élaborait je ne sais quel bienfaisant électuaire. - Alphonse Allais, À se tordre
5. (Cuisine) Mélange épais à base de sirop concentré de sucres (glucose ou sucre inverti), enrichi en jus fortement colorant et en jus de citron.