1. (Marine) Voile d'avant très légère et très creuse hissée aux allures portantes.
Manoeuvrer le spinnaker.
2. (Marine) Voile d'avant très légère et très creuse hissée aux allures portantes.
Des voiliers traçaient un sillage blanc sur une mer d'huile, leurs spinnakers multicolores gonflés par un vent léger, côtoyant les ferries qui ramenaient les employés chez eux ou transportaient les touristes vers le centre-ville. (Melanie Milburne, L'amour secret du Dr Taylor, éd. Harlequin, 2012, chap.1)
Un matin de juillet, le rêve devient réalité, Jeanne en prend conscience la première, elle pointe le doigt vers la mer et dit : « Regarde, Albert, je ne rêve pas ! » Entre deux bandes de ciel et d'eau, le spinnaker d'un deux mâts se gorge de vent. (Guyette Lyr, Le rire en fuite, Genèse Éditions, 2014)
Il y avait beaucoup de lumières sur la mer, et le vent régulier et violent qui soufflait, après avoir contourné le promontoire, poussait devant lui un sloop dont la grand-voile et le spinnaker étaient totalement déployés. (Mark Helprin, Conte d'hiver, traduit de l'anglais (USA) par Michel Courtois-Foucry, Éditions Stock, 1983 & 2014)
3. Un spinnaker ( ou spi ) est un type de voile hissée à l'avant d'un voilier lorsque le vent souffle depuis l'arrière du navire ( allures portantes : grand largue ou vent arrière ) . Inventé dans les années 1880, le spi est une voile de régate qui n'a pas de réel passé dans la marine commerciale ou dans la marine de guerre. Le spi se caractérise par une forme triangulaire dotée d'un creux important, sa grande surface et le matériau très léger dans lequel il est taillé. Cette forme est optimisée pour l'exploitation de la force du vent venant de l'arrière tout en permettant un écoulement laminaire, contrairement aux autres voiles qui fonctionnent à ces allures en écoulement turbulent. Le spi dit symétrique, sa forme la plus courante, est maintenu en place par sa pointe supérieure ( point de drisse ) en tête de mât via une poulie qui peut pivoter, à la pointe située sous le vent par un cordage appelé écoute tandis que le point d'amure, situé au vent, est maintenue par un cordage appelé bras. Le point d'amure est maintenu écarté du mât par le tangon, un espar dont une extrémité est fixée au mât et l'autre extrémité solidaire du point d'amure est réglée en hauteur au moyen de deux cordages : les balancine et hale-bas de tangon. Il permet de présenter le bord d'attaque du spi perpendiculairement au vent.