1. élaborer minutieusement une préparation
2. Préparer quelque chose avec soin, peu à peu et généralement en secret, en vue d'un certain résultat, mijoter.
C'était par quelque tour de Jarnac qu'il espérait démonter l'élève et l'avoir : évidemment, il mitonnait un coup.
(Cladel, Ompdrailles, 1879)
Laisser mitonner une affaire, la faire durer en gagnant du temps, la préparer doucement pour la faire réussir quand le moment sera venu.
3. Raconter un conte, distraire par une histoire.
Madame de Coulanges voulu bien nous faire part des contes avec quoi l'on amuse les dames de Versailles : cela s'appelle mitonner.
(Madame de Sévigné, 6 août 1677)
4. Cuire à feu doux, bouillir doucement.
D'ailleurs, elle tourna son visage soucieux vers les cuisines, vers le fumet de ce que Maxime mitonnait, vers le profil concentré de Maxime mitonnant.
(Dominique Sylvain, Passage du Désir, J'ai lu, p. 110)
Il y a à la maison un gros déjeuner qui se mitonne, des vins généreux, et nous avons fait du feu.
(Henry Murger, Scènes de la vie de bohème , 1848)
Mitonner des écrevisses au court-bouillon.
Une soupe mitonnée.
La soupe se mitonne, ou la soupe mitonne.
5. Entourer quelqu'un de prévenances, généralement à des fins intéressées, dorloter.
Les religieuses l'aimaient à la folie. Il était plus mitonné qu'un perroquet de cour.
(A. France, Pt Pierre, 1918)
6. Faire cuire un aliment à feu très doux pour qu'il s'imprègne lentement des arômes sans bouillir vivement.
D'ailleurs, elle tourna son visage soucieux vers les cuisines, vers le fumet de ce que Maxime mitonnait, vers le profil concentré de Maxime mitonnant.
7. 'Elaborer avec application et discrétion un projet ou une stratégie en vue d'un résultat spécifique.
Laisser mitonner une affaire, la faire durer en gagnant du temps, la préparer doucement pour la faire réussir quand le moment sera venu.