1. En psychanalyse, à la suite de Sigmund Freud, le terme de scène primitive ou originaire selon la traduction de Laplanche et Pontalis désigne le fait pour un enfant de voir ou de fantasmer le rapport sexuel entre ses parents, interprété par lui en termes de violence, énigmatique, et provoquant une excitation sexuelle.
2. La scène primitive ou la scène originaire, est en psychanalyse une scène vécue durant l'enfance qui serait liée aux préférences sexuelles à l'âge adulte. Dans le cadre du masochisme ce terme est régulièrement repris chez les biographes et préfaciers qui écrivent sur Leopold von Sacher-Masoch et Jean-Jacques Rousseau. La scène primitive est évoquée par des préfaciers et essayistes tels Cécile Guilbert, Jean-Paul Corsetti, Élisabeth Lemirre et Jacques Cottin, des essayistes tels que Pascal Quignard, des psychanalystes tels que Paul-Laurent Assoun, des historiens tels que Daniel Grojnowski, tous écrivent sur Jean-Jacques Rousseau et, ou sur Leopold von Sacher-Masoch. Leopold von Sacher-Masoch en parle pour la première fois dans la Revue bleue. Pour Élisabeth Lemirre et Jacques Cottin « La scène se fixe, sinopie de toute l'oeuvre. L'attirail masochien se fixe aussi : le port altier de la femme, les fourrures, la Kazabaïka ourlée de petit gris, la pantoufle, le pied, le coup de pied qui fera bleuir de plaisir [...] font partie de la scène primitive toujours recommencée, vécue par fragments ». Jean-Jacques Rousseau, lui, évoque sa scène primitive dans ses confessions.
3. La scène primitive ou la scène originaire, est en psychanalyse une scène vécue durant l'enfance qui serait liée aux préférences sexuelles à l'âge adulte.
4. La scène primitive ou scène originaire (Urszene), ainsi nommée par Sigmund Freud dans L'Homme aux loups, correspond à l'observation par un très jeune enfant du rapport sexuel entre ses parents. D'abord incompréhensible et interprétée en termes de violence, la scène peut revenir à un âge plus avancé chez l'enfant et chez l'adulte sous forme de fantasmes.