1. (Par extension) Emploi d'expressions et de phrases pompeuses dans un sujet, dans un ouvrage qui ne le comporte pas, ainsi que d'un discours, d'un écrit où l'on remarque ce genre d'affectation.
Son plaidoyer, son factum ne contient aucune raison solide, c'est une déclamation continuelle.
C'est une assez plate déclamation.
Une déclamation de collège.
Il y a un peu de déclamation dans ce discours, dans cet ouvrage.
2. (Antiquité) Pièce d'éloquence que les rhéteurs de l'Antiquité composaient pour s'exercer.
Les déclamations de Sénèque le père, de Quintilien.
3. Action, manière, art de déclamer.
Avoir une mauvaise déclamation, une déclamation froide, fausse, outrée.
La déclamation est une des parties de l'art oratoire.
Professeur de déclamation.
Déclamation théâtrale.
Déclamation oratoire.
4. La déclamation est l'art vocal de l'acteur, consistant à articuler les phrases entre parole et chant. Si, lorsqu'elle est connotée de façon positive, la déclamation est l'art de faire valoir l'idée exprimée par la voix, le geste et le jeu de la physionomie, elle désigne parfois, dans une connotation négative, l'emploi de phrases pompeuses et vides, l'étalage d'une éloquence boursouflée, et qu'on a appelé le style déclamatoire.
5. (Antiquité) Oeuvre d'éloquence créée par les rhéteurs antiques à des fins d'entraînement.
C'est alors, vers la fin de la République et au commencement du règne d'Auguste, que la déclamation a pris, à Rome, l'importance qu'elle a gardée jusqu'aux derniers jours de l'Empire. - Gaston Boissier, Les Écoles de déclamation à Rome
6. Pratique ou art de s'exprimer en public avec emphase.
7. (Par extension) Usage abusif d'un style pompeux inapproprié au sujet traité.