1. (Tauromachie) Cavalier qui dans les combats de taureaux attaque l'animal avec la pique.
Le picador alcoolique et grisonnant avait devant lui un verre d'eau-de-vie de cazalas et se délectait à contempler une table où avaient pris place le matador dont le courage avait fui, et un autre matador qui avait renoncé à l'épée pour redevenir banderillero, et deux prostituées apparemment très décaties.
(Ernest Hemingway, La Capitale du monde, 1936. Traduit de l'anglais américain par Marcel Duhamel, 1946. Traduction revue par Marc Sapora, 2001. p. 32.)
mais le silence ne tarda pas à se rétablir, le taureau ayant fendu en deux le cheval du premier picador et désarçonné le second. .
(Théophile Gautier, « Malaga, le cirque et le théâtre », Revue des deux Mondes, 1842)
2. Dans une corrida, le picador (synonyme : piquero) est un torero à cheval dont le rôle consiste à piquer le taureau lors du premier tercio. Armé d'une pique de 2,60 mètres de long environ, il monte des chevaux semi-lourds qui pèsent obligatoirement moins de 650 kg aux yeux bandés et protégés par un caparaçon ou peto et des manguitos qui pèsent au total une trentaine de kilogrammes.
3. Picador, Corrida, Passe de cape, Torero sont des gouaches et crayons sur papier exécutées par Georges Braque entre 1952 et 1954. Trois de ces oeuvres ont une taille identique à l'exception du Picador qui est légèrement plus petit.
4. (Tauromachie) Cavalier monté qui, lors des corridas, attaque le taureau à l'aide d'une pique pour l'affaiblir avant le combat final.
Le picador a pour arme une lance ferrée d'une pointe d'un ou deux pouces de longueur ; ce fer ne peut pas blesser le taureau dangereusement, mais suffit pour l'irriter et le contenir. Un pouce de peau adapté à la main du picador empêche la lance de glisser ; la selle est très-haute par devant et par derrière, et ressemble aux harnais bardés d'acier où s'enchâssaient, pour les tournois, les chevaliers du moyen âge ; les étriers sont en bois et forment sabots, comme les étriers turcs ; un long éperon de fer, aigu comme un poignard, arme le talon du cavalier ; pour diriger les chevaux, souvent à moitié morts, un éperon ordinaire ne suffirait pas.