1. Tel qu'il est, dans l'état où il se présente, avec son mélange de qualités et de défauts.
La génération actuelle, en effet, ne se contente pas d'utiliser tels quels les procédés légués par le devanciers ; elle les perfectionne [?]. (Chanoine Kir, Le problème religieux à la portée de tout le monde, Paris : imp. des Orphelins d'Auteuil, 1923, rééd. 1950, p.19)
Une brune frénétique aux cheveux droits, en fichu jaune, venue telle quelle, en automobile, d'une place voisine. (Colette, Naiss. jour, 1928, p. 61)
Le tout est mis dans un endroit ni trop chaud ni, surtout, trop froid, et laissé ainsi, tel quel, pendant un temps variable avec la nature de l'objet « moisissable » et la moisissure que l'on convoite. (La Nature : revue des sciences, Dunod, 1923, p. 553)
2. (Familier) (Péjoratif) (Vieilli) Quelconque ; médiocre ; aussi mauvais que bon, et même plus mauvais que bon, de peu de valeur, de peu de considération.
La réputation telle quelle que lui ont faite ses livres.
Il y avait dans cette chambre un lit tel quel. ? C'est une maison telle quelle. ? Des gens tels quels.
3. Tel Quel est une revue de littérature française d'avant-garde, fondée en 1960 à Paris aux Éditions du Seuil par plusieurs jeunes auteurs réunis autour de Jean-Edern Hallier et Philippe Sollers. La revue avait pour objectif de refléter la réévaluation par l'avant-garde des classiques de l'histoire de la littérature. En dépit de son orientation littéraire, les positions de la revue sont très caractéristiques des mouvements d'idées des années 1960 et 1970, notamment le maoïsme affiché de certain de ses membres.