1. Redondance vicieuse de paroles.
« Hurler fort » ; « postulat de départ » sont des pléonasmes.
« Monter en haut », « descendre en bas » sont considérés comme des pléonasmes. (Pourtant quand « en haut » ou « en bas » jouent un rôle de comparatif, la redondance est nécessaire : Tu t'es arrêtée au refuge, ou tu es montée en haut ?)
[?] pas de nuances, pas de différences de qualité, pas de progression ou d'accroissement du bon sens, et parler d'un « gros » bon sens est une expression vide de sens, ou un pléonasme : le bon sens est le bon sens, qui est ce qu'il est, et jamais plus ou moins gros.
(Franc-Nohain [Maurice Étienne Legrand], Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
2. (Rhétorique) Figure de style par laquelle on redouble une expression pour la renforcer.
Et convenir enfin que l'expression « XVIIIe siècle français » est un pléonasme : le XVIIIe siècle est français par définition.
(Philippe Sollers, Éloge de l'infini, Gallimard, p. 439)
Ces quatre sources sont 1° le besoin ; 2° le pléonasme ; 3° la métathèse ; 4° l'énallage. Parmi les figures de pensées, au nombre de dix-huit, il [Phoebammon] en distingue deux nées du besoin : l'aposiopèse et l'épitrochasmos ; six nées du pléonasme : la prodiorthose, l'épidiorthose, la procatalepse, la paralipse, la diotypose, l'épimone ; six nées de la métathèse : la prosopopée, l'éthopée, la figure appelée ??????, parce qu'elle tient de l'une et de l'autre, l'interrogation appelée ????????, l'interrogation appelée ??????, et la prétérition ; quatre nées de l'énallage : l'ironie, la dubitation, l'allusion satirique, l'apostrophe. Parmi les figures de mots, il en reconnaît trois nées du besoin : l'asyndeton, la figure appelée ??? ??????, et l'ellipse ; onze nées du pléonasme : la tautologie, la répétition, l'épanophore, l'épanadose, l'épanalepse, la périphrase, l'épiphrase, la paranomase, l'épexégèse, l'épimone, l'épitase ; trois tirées de la métathèse : l'hyperbate, l'anastrophe, la prolepse ; une née de la cause, la proepitaxis ; et huit de l'énallage : le changement de genre, le changement de nombre, le changement de cas, le changement de forme, le changement de temps, le changement de personne, l'apostrophe de la personne, l'antistrophe.
(Étienne Gros, Étude sur l'état de la rhétorique chez les Grecs, Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1835)
Quand le pléonasme n'ajoute rien à la force ou à la grâce du discours, il est vicieux.
Les expressions : « Je l'ai vu de mes yeux, entendu de mes oreilles » sont des pléonasmes admis et fort usités.
Ces mots font pléonasme.
6. Emploi redondant et souvent jugé fautif de termes ou d'expressions ayant un sens similaire, menant à une surabondance verbale.
Mais ce pléonasme n'est pas encore suffisant pour le peuple, qui ne craint pas de dire : au jour d'aujourd'hui. Il nous souvient même d'avoir entendu au jour du jour d'aujourd'hui. Le peuple aime le pléonasme et il dirait volontiers: Un tel, né natif de..., a au jour du jour d'aujourd'hui quarante ans d'âge.