1. Abondance de paroles qui ne disent presque rien, qui contiennent peu de sens.
C'est un verbiage continuel.
Il n'y a que du verbiage dans ce livre, dans ce discours.
2. Un verbiage est un discours avec une abondance de paroles qui disent peu de chose.
3. Caractère, défaut de ce qui est verbeux.
Ce mémoire est d'une verbosité insupportable.
La verbosité de cet avocat, de son éloquence.
Elle pensait que cette verbosité épineuse n'était que l'appareil de défense d'une trop tendre amande.
(René Barjavel, Le diable l'emporte, 1948, p. 286.)
4. [noun] Language whose purpose is to obscure, confuse, or mislead.
5. [noun] (archaic) Foolish talk; babble.
6. [noun] Silly talk; babble
7. [noun] Misspelling of verbiage.
8. (Rhétorique) (Familier) Bavardage utilisé pour duper ses auditeurs ou ses clients.
Après quoi vient tout le baratin habituel : tu viens souvent ici, t'es du coin et patati et patata.
(Bérangère C. Didier, Humides et chaudes, Lulu.com, 2008)
9. Propos que débitent les charlatans et saltimbanques pour attirer les clients.
Puis, faisant tourner alternativement chacune des roues comme un camelot qui veut montrer le bon fonctionnement d'un article, il poursuit son boniment d'un ton convaincu.
(Astrid van der Staten, Un enfant troublant, 1994)
? Tu crois ça, toi ? Eh bien, moi je dis qu'il faut que les curés nous prennent sérieusement pour des poires, de nous envoyer des boniments comme ça !
(Alphonse Allais, Pour cause de fin de bail : Sceptique Enfance, Éditions de la Revue blanche, 1899, p. 70)
Faire un boniment, Débiter un boniment, vanter sa marchandise.
10. Un boniment est un propos dont l'objectif est de plaire, convaincre ou séduire.
11. Flux de paroles inutiles ou incohérentes, discours creux.
C'est un gang d'hypocrites ! Menteurs un jour, menteurs toujours ! Ils changeront jamais. Tout le temps des cachettes, des belles explications pour se justifier, du blabla, du blabla... pas autre chose que du blabla.
(Robert Maltais, Le Curé du Mile End, Québec Amérique, 2009, p.251)
Quel lecteur peut avaler et comprendre un tel blabla? et Sagnard l'a-t-il compris et avalé lui-même? C'est avec des traductions de ce type que les Gnostiques sont encore aujourd'hui méprisés et ignorés ? quand ils ne sont pas pris pour de simples imaginatifs!
(Bernard Dubourg, L'invention de Jésus, tome I, « L'hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 159)