1. (Jeux) Propos ou acte consistant à faire croire qu'on a un jeu différent de celui qu'on a en vérité.
C'est du bluff, tu n'as absolument pas ce carré d'as dans ta main.
2. (Par extension) Propos ou actes accompagnés d'une grande confiance en soi réelle ou simulée afin d'intimider, voire de faire renoncer un adversaire en lui faisant croire qu'il est dans une position d'infériorité.
A notre époque faut bluffer ! Toujours du bluff ! Faut faire croire aux gens !
(Fernand Raynaud, Import-Export (le bluff), dans Heureux !, Éditions de Provence/La Table Ronde, Paris, 1975)
Le braqueur a raté son coup de bluff : l'arme factice avec laquelle il menaçait le guichetier n'a pas trompé ce dernier, qui ne s'est pas laissé démonter et a appelé la police.
3. (Par extension) Tromperie dans le but de profiter de la naïveté, de la crédulité ou de l'ignorance d'autrui.
C'est la hauteur de votre bluff qui fit si profonde et si douloureuse la chute de ma confiance, de mon admiration, de ma joie.
(André Gide, Retouches à mon « Retour de l'U.R.S.S. », 1937)
4. Le bluff est une technique de jeu consistant à jouer comme si l'on avait un jeu différent de celui détenu en réalité.
5. (Jeux) Action de feindre posséder un jeu différent de la réalité, dans le but d'induire en erreur les autres joueurs.
6. (Par extension) Manoeuvre consistant à afficher une confiance en soi, réelle ou feinte, pour intimider ou décourager un adversaire en le persuadant d'une supposée infériorité.
A notre époque faut bluffer ! Toujours du bluff ! Faut faire croire aux gens !
7. (Par extension) Stratagème visant à tirer avantage de la naïveté ou de l'ignorance d'autrui par la tromperie.
C'est la hauteur de votre bluff qui fit si profonde et si douloureuse la chute de ma confiance, de mon admiration, de ma joie.