1. (Escrime) Pression plus ou moins brusque du fleuret le long du fer de l'adversaire.
2. (Figuré) Ce qui heurte, ce qui blesse, en parlant des intérêts, des opinions, des sentiments.
Les froissements des intérêts, des amours-propres. - Il éprouva beaucoup de froissements dans cette société. - Il y a eu entre ces deux personnes quelques froissements.
3. Action de froisser ou résultat de cette action.
Pendant une de ces haltes, il crut percevoir à une légère distance le bruit d'un froissement de feuilles et de branches ?. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
?, tout ici, au contraire, est mouvement et murmure : des coups de bec contre le tronc des chênes, des froissements d'animaux qui marchent, broutent ou broient entre leurs dents les noyaux des fruits, ?. (Chateaubriand, Atala, 1801)
Nul bruit, si ce n'est le froissement de feuillets de vélin sous les doigts du docteur Huylten, ?. (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
La vision s'est envolée, Conrad ; mais, en me réveillant, j'entendais encore le froissement des cottes de mailles, ?. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
4. Action de froisser quelque chose ou effet produit par cette action.
Nul bruit, si ce n'est le froissement de feuillets de vélin sous les doigts du docteur Huylten, .... - Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit
5. (Escrime) Mouvement plus ou moins rapide du fleuret qui glisse le long du fer adverse.
6. (Figuré) Situation où des intérêts, opinions ou sentiments sont contrariés ou blessés.
Car Julius est une de ces nobles natures qui, sous le froissement, manifestent leur vraie grandeur. - André Gide, Les Caves du Vatican