1. (Vieilli) Ensemble de soldats brutaux et indisciplinés.
Le seul viatique de la coalition, c'est la noblesse affichée de sa cause : protéger une population livrée à la soldatesque d'un dictateur cruel.
(Claude Imbert, éditorial Le Point, 24 mars 2011)
Les « Portugais », très éprouvés par les abus de la soldatesque, menacèrent de quitter la ville.
(Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
2. (Vieilli) Qui sent le soldat.
Mais l'argot soldatesque et civil nous fourniraient une profusion d'exemples d'une verdeur encore plus significative.
(Denis de Rougemont, L'Amour et l'Occident, édition de 1946)
Ces étudiantes national-socialistes cent pour cent affichent volontiers une allure soldatesque qui contraste, étrangement, avec leur pruderie réelle et touchante.
(Xavier de Hauteclocque, La tragédie brune, Nouvelle Revue Critique, 1934, p.57)
C'est de lui que le maréchal Lannes disait trente ans plus tard, avec un esprit soldatesque: « Si, pendant qu'il vous parle, son derrière venait à recevoir un coup de pied, sa figure ne vous en dirait rien. »
(Hippolyte Castille; Le Prince de Talleyrand, 1857)
3. (désuet) Collectif désignant un groupe de soldats caractérisés par leur brutalité et leur indiscipline.
Du Richelieu à la rivière des Mille Isles, les habitants de deux régions parmi les plus prospères du Bas-Canada ont vu la soldatesque se comporter comme si la guerre était déclarée, comme si leur mission était de conquérir un territoire pour se l'accaparer.
4. Qui appartient ou est relatif aux soldats, souvent avec une connotation désuète ou péjorative.
C'est de lui que le maréchal Lannes disait trente ans plus tard, avec un esprit soldatesque: « Si, pendant qu'il vous parle, son derrière venait à recevoir un coup de pied, sa figure ne vous en dirait rien. »