1. Ce qui suppose beaucoup d'ignorance, de sottise, de déraison ou de maladresse.
Ce mensonge est d'une telle grossièreté qu'on ne peut pas en être dupe.
La grossièreté d'une erreur d'une illusion.
Cela fait mieux ressortir la grossièreté de cette faute, de cette bévue.
2. Caractère de ce qui manque de finesse, de délicatesse.
La grossièreté de cette architecture.
La grossièreté des traits.
La grossièreté d'une étoffe, d'un drap, d'une toile.
3. Manière de parler grossière.
Il lui a dit des grossièretés.
Dire une grossièreté à quelqu'un.
4. Rudesse qui vient du défaut de culture, d'éducation.
Voici le généralissime Bourbouze : vieux soldat, avec sa grossièreté native et en partie affectée, avec sa bonhomie affectée et peut-être en partie naturelle. (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
5. Impolitesse, défaut de civilité dans ce qu'on dit ou ce qu'on fait.
Et, tout à l'heure, quand il s'était adressé à la prostituée enceinte, il avait usé d'un terme dont la grossièreté ? tirant son origine d'une langue moins noble et moins enveloppée que l'argot ? me choquait encore secrètement. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
Mes compagnons étaient des hommes simples et rudes, sans grossièreté pourtant, qui respectaient mon rêve et mes silences ? très silencieux eux-mêmes d'ailleurs. (Isabelle Eberhardt, Dans la dune)