1. (Figuré) Violence, impétuosité.
L'attaque fut d'une telle rudesse que l'ennemi lâcha pied aussitôt.
2. Caractère de ce qui est rigoureux, pénible.
La rudesse de l'hiver.
3. Caractère de ce qui, par sa dureté, est choquant, désagréable à voir, à entendre, à lire, etc., en parlant de choses.
La rudesse de son style.
? Tu as raison, répondit le père d'un ton de douceur qui contrastait avec la rudesse de la jeune fille, mais c'est qu'on ne te laisserait pas entrer dans les églises.
(Victor Hugo, Les Misérables, III, 8, 7 ; 1862)
Ses traits ont de la rudesse.
4. (Figuré) Caractère de ce qu'il y a de rude dans l'esprit, dans le caractère, dans l'humeur, dans les manières d'agir de certaines gens.
Traiter quelqu'un avec rudesse.
La rudesse de l'accueil qui lui a été fait.
Quelle rudesse de langage!
La rudesse de son caractère, de son humeur.
En entrant, il s'était incliné devant M. Madeleine avec un regard où il n'y avait ni rancune, ni colère, ni défiance, il s'était arrêté à quelques pas derrière le fauteuil du maire ; et maintenant il se tenait là, debout, dans une attitude presque disciplinaire, avec la rudesse naïve et froide d'un homme qui n'a jamais été doux et qui a toujours été patient.
(Victor Hugo, Les Misérables, I, 6, 1 ; 1862)
5. Caractère de ce qui est rude, âpre au toucher.
La rudesse de la toile neuve.
La rudesse de la barbe, de la peau.
6. Qualité de ce qui est âpre au toucher ou difficile à manier.
7. Violence ou intensité dans les phénomènes naturels ou dans les comportements humains.
8. (Fig.) Sévérité, austérité dans le caractère, l'esprit, l'humeur ou les manières d'agir.
? Tu as raison, répondit le père d'un ton de douceur qui contrastait avec la rudesse de la jeune fille, mais c'est qu'on ne te laisserait pas entrer dans les églises.