1. Se rendre, céder complaisamment aux sentiments, à la volonté de quelqu'un.
Que mon Seigneur veuille condescendre à entendre encore l'histoire de Fraise des Bois et de la fée qui caresse les filles !
(Renée Dunan, Ces Dames de Lesbos, 1928)
Que mon lecteur daigne condescendre à consulter les encyclopédies et les dictionnaires théologiques : il sera immédiatement, comme moi, chatouillé au vif par l'ignorance de ceux qui, d'habitude, savent tout.
(Bernard Dubourg, L'invention de Jésus, tome II, « La fabrication du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1989, p. 34)
Pourquoi condescendraient-ils à changer leurs habitudes ? Est-ce que le matelas dont leur poche est rembourrée ne leur tient pas lieu de tout le reste ?
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
2. Accepter avec une certaine réticence ou en faisant preuve de supériorité, par complaisance, intérêt ou bienveillance.
Pourquoi condescendraient-ils à changer leurs habitudes ? Est-ce que le matelas dont leur poche est rembourrée ne leur tient pas lieu de tout le reste ?
3. S'abaisser volontairement à faire quelque chose en renonçant à sa supériorité ou dignité.
Jamais ne condescends à dire une trivialité, ni à rire d'aucune.